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Dossier. En France, le croisement séduit surtout les éleveurs bio

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Dans le Finistère, des herbagers se sont lancés dans le croisement il y a une décennie. Le bénéfice est net sur les taux, la longévité et le revenu.

L’intérêt pour le croisement laitier progresse en France, même si la situation des troupeaux diffère fortement de celle observée aux USA. La consanguinité moyenne s’élève à 4,5 % en holstein contre 4,9 en montbéliard et 5,1 en normande. On est donc très loin des 8 % observés sur les troupeaux holsteins américains. Si la reproduction pose problème sur bien des élevages, elle...
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L’intérêt pour le croisement laitier progresse en France, même si la situation des troupeaux diffère fortement de celle observée aux USA. La consanguinité moyenne s’élève à 4,5 % en holstein contre 4,9 en montbéliard et 5,1 en normande. On est donc très loin des 8 % observés sur les troupeaux holsteins américains. Si la reproduction pose problème sur bien des élevages, elle ne peut pas être attribuée partout à la consanguinité.

La holstein est dominante dans les troupeaux laitiers français (voir encadré), mais environ la moitié des éleveurs choisissent un autre type d’animal, particulièrement en système bio. On a peu de recul sur le croisement laitier. Eilyps commence à suivre quelques élevages dans le cadre de sa gestion technico-économique. Dans le Finistère, 19 éleveurs se sont lancés il y a une dizaine d’années. Ce groupe est animé par Isabelle Pailler, conseillère lait à la chambre d’agriculture. Leurs performances technico-économiques ont été étudiées en 2017, ce qui donne quelques premières références.

« Chercher ailleurs les qualités qui manquent à la holstein »

Ces éleveurs cherchent des systèmes de production autonomes, efficaces économiquement et au faible impact environnemental. Ils veulent aussi une organisation du travail compatible avec une vie sociale de qualité.

À l’époque, 13 de ces éleveurs étaient en bio et tous avaient des systèmes herbagers ; 14 pratiquent la monotraite exclusivement ou ponctuellement. La plupart groupent les vêlages au printemps et 13 utilisent des vaches nourrices. Les génisses vêlent à 2 ans. Un seul est encore en conventionnel aujourd’hui. « En moyenne, ils utilisent trois ou quatre races dans le schéma de croisement. Il faudra donc douze à quinze ans avant de parvenir au bout du processus », remarque Isabelle Pailler. Ces éleveurs ont majoritairement choisi la holstein, la jersiaise et la rouge scandinave. « Ils savent que leur système ne leur permettra pas d’exploiter le potentiel laitier de la holstein. Ils cherchent ailleurs les qualités qui lui manquent pour leur système, le plus souvent les taux, la facilité de conduite et la robustesse. »

Alors qu’ils sont à mi-chemin, ces éleveurs constatent déjà une amélioration de la résistance des animaux et de la fécondité. En quatre ans, ils ont gagné en moyenne un point de TP et 2,6 points de TB. Le lait par vache est passé de 5 250 à 4 700 litres. La productivité laitière augmente à partir de la troisième lactation. Plus important, l’EBE/UTH a grimpé de 40 000 à 43 800 €.

Une moyenne à cinq lactations par vache

Certes, toutes ces évolutions ne résultent pas exclusivement du croisement. Les conversions en bio ont aussi pesé. Et il existe une grande variabilité à l’intérieur du groupe. En contrepartie de ces avantages, les éleveurs notent une difficulté à valoriser les veaux et une hétérogénéité des animaux. Comme en race pure, certaines vaches sont plus performantes que d’autres. La dernière race utilisée imprime fortement.

Isabelle Pailler souligne aussi une chute du taux de réforme à 20 %. « Ils ont du mal à vendre des vaches parce qu’elles n’ont pas de problème. » Elles font donc cinq lactations en moyenne. À l’échelle de la carrière, elles produisent presque autant que la plupart des holsteins. Mais ce niveau du taux de réforme doit pousser à revoir les stratégies de renouvellement. L’amélioration de la longévité des vaches réduit les besoins annuels en génisses. Le croisement avec une race à viande offre une piste intéressante. Il faudra encore cinq ans avant de connaître les résultats des croisées trois ou quatre voies.

Mais d’ores et déjà, on peut affirmer qu’à condition de choisir les races en fonction des caractères souhaités, le croisement a toute sa place dans les élevages autonomes.

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