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Dossier. Du stockage à la transformation : optez pour le matériel adapté

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Broyer ou aplatir du grain pour le stocker directement en silo boudin constitue une solution simple à mettre en œuvre, qui conviendra aux éleveurs ne disposant pas de place sous leurs bâtiments. © Denis Lehé

Maintenir la qualité du grain, produire un aliment concentré adapté à la ration et choisir un équipement pratique à utiliser sont les clés pour concevoir une fabrique d’aliment à la ferme qui soit efficace.

Dans le choix de leur matériel de stockage, les éleveurs doivent trouver le juste compromis entre la praticité d’utilisation et le montant de l’investissement. La conservation en silos boudins souples de grains broyés ou aplatis à la moisson se développe depuis plusieurs années. Cette technique est peu onéreuse et simple à mettre en œuvre, et conviendra donc à une exploitation n’ayant pas de place pour stocker...
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Dans le choix de leur matériel de stockage, les éleveurs doivent trouver le juste compromis entre la praticité d’utilisation et le montant de l’investissement. La conservation en silos boudins souples de grains broyés ou aplatis à la moisson se développe depuis plusieurs années. Cette technique est peu onéreuse et simple à mettre en œuvre, et conviendra donc à une exploitation n’ayant pas de place pour stocker dans un bâtiment (lire encadré). « Un agriculteur qui dispose de suffisamment d’espaces couverts a tout intérêt à s’équiper pour stocker à l’abri et mécaniser ainsi plus facilement la manutention du grain, explique un commercial en équipements. Tout dépend ensuite de son organisation. S’il transforme son grain par grosses quantités en un ou plusieurs chantiers annuels, un stockage à plat avec reprise au chargeur peut convenir. Pour une fabrication quotidienne d’aliments, il doit utiliser des cellules verticales avec vis de reprise. Dans les deux cas, il est indispensable de ventiler régulièrement le grain dès la moisson, et de suivre l’évolution de la température avec un thermomètre mobile. »

« Broyage et aplatissage sont deux techniques efficaces »

Sur la question du mode de transformation, les convictions des éleveurs, des commerciaux en matériel ou des conseillers en nutrition sont souvent divergentes, opposant le broyage et l’aplatissage. « Il n’existe pas d’études scientifiques récentes chiffrées comparant l’intérêt de ces deux méthodes en bovins lait, explique Julien Jurquet, de l’Institut de l’élevage. Nous considérons que ces deux techniques sont efficaces car l’objectif principal, qu’il s’agisse de céréales, de protéagineux ou de mélanges issus de méteil, est de rendre accessible le contenu de tous les grains aux bactéries du rumen. Il n’est pas nécessaire de broyer finement l’aliment, c’est pourquoi un simple aplatissage ou broyage grossier est souvent suffisant. Mais la présence de particules fines ne représente pas un risque important d’acidose dans la mesure où l’animal n’en ingère pas de grandes quantités. Entre broyeurs et aplatisseur, l’éleveur a donc intérêt à choisir la forme la plus adaptée aux ingrédients qu’il utilise et à son mode de distribution : en direct ou bien en mélange avec une ration sèche ou humide. Je conseille aussi de prendre en compte d’autres aspects, comme le bruit que produit le matériel ou les émanations de poussières. Ce dernier critère est important au quotidien, surtout si une personne est en contact direct avec le produit lors de sa préparation ou sa distribution. »

Contrôle régulier des systèmes de pesée et de dosage

L’ergonomie, la facilité d’entretien et le confort­ d’utilisation sont par ailleurs des points clés d’une installation. En automatiser le fonctionnement permet de broyer ou d’aplatir les grains et de les mélanger ensuite à d’autres ingrédients (tourteaux, minéraux…) en l’absence d’intervention humaine. La fabrication est alors généralement programmée la nuit, pendant les heures­ creuses, afin de réduire la consommation d’électricité. Ainsi, tout est prêt quand l’éleveur arrive le matin. « Tout ce qui fait gagner du temps de main-d’œuvre est bénéfique, ajoute Julien Jurquet. Attention, toutefois, à la fiabilité des systèmes de dosages ou de pesées. Une vis est souvent programmée pour fonctionner sur une certaine durée et fournir une quantité précise d’aliment. Mais quand le taux d’humidité ou la granulométrie des ingrédients varie, le débit est parfois modifié. Je recommande donc une vérification régulière des quantités réellement fournies au niveau des vis ou du distributeur automatique d’aliments. Même chose pour les systèmes de pesée, qui sont souvent mis à rude épreuve, notamment quand ils sont embarqués sur du matériel roulant. Cela vaut la peine de contrôler leur précision, surtout quand on a investi du temps dans le calcul d’une ration adaptée aux animaux. »

Denis Lehé
Julien Jurquet, de l’Institut de l’élevage, rappelle que l’éleveur a aussi intérêt à prendre en compte les critères comme le bruit ou les émanations de poussières dus à l’installation du matériel. © Denis Lehé
Contrôle des mesures. Il est conseillé de mesurer régulièrement le débit réel des vis au niveau de la fabrique d’aliment et du distributeur automatique de concentrés (Dac). © Denis Lehé
Silo boudin. Un mode de conservation simple et économique

Le stockage de grains aplatis ou broyés en silos boudins souples est une méthode facile à mettre en œuvre et adaptée à la conservation des céréales à paille ou du maïs, que le grain soit sec ou humide. « Le prix de revient de la prestation réalisée en direct à la moisson, avec fourniture de la bâche, est généralement de l’ordre de 20 € la tonne, souligne un entrepreneur spécialisé dans ce type de chantier. Pour du maïs, c’est même moins cher que de le faire sécher. Le grain se conserve bien, car il est enfermé dans une bâche étanche à l’oxygène, ce qui bloque l’action des insectes et des micro-organismes. Cet aliment est ensuite directement utilisable pour les animaux. » L’idéal est de le positionner à proximité du tas d’ensilage afin de ne pas perdre trop de temps au moment de la reprise. À noter qu’il est indispensable de placer régulièrement des appâts contre les rongeurs tout le long du silo. Généralement, les éleveurs disposent aussi un filet sur le dessus pour protéger la bâche des attaques d’oiseaux. Certains entourent également le tas avec une clôture électrique afin de repousser les sangliers.

La reprise se fait souvent à la main, car les dimensions du silo ne permettent pas de charger le grain directement au godet. Il existe tout de même une solution mécanisée, commercialisée par l’entreprise D-Land aux alentours de 14 000 €. Il s’agit d’un chariot qui avance dans le tas en découpant et enroulant la bâche autour d’un axe pivotant à l’horizontale. Ce matériel est équipé d’une vis qui convoie le grain dans le godet du chargeur ou directement dans la mélangeuse.

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