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Dossier. « Une alimentation performante à un coût maîtrisé »

Grâce à la complémentation azotée, à partir de l’association tourteau de colza et drêche­ de brasserie, le Gaec Carbonnet a intégré la filière non OGM de sa coopérative­, sans avoir à modifier ses pratiques de rationnement.

Depuis avril 2017, le Gaec Carbonnet a intégré la filière lait sans OGM de la Prospérité Fermière, en contrepartie d’une prime de 15 €/1 000 litres. La coopérative s’est par ailleurs engagée avec l’association Welfarm dans une démarche de réduction de la consommation de soja importé. Une problématique qui ne concerne pas Mathieu Carbonnet : « Pour nous, le...
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Depuis avril 2017, le Gaec Carbonnet a intégré la filière lait sans OGM de la Prospérité Fermière, en contrepartie d’une prime de 15 €/1 000 litres. La coopérative s’est par ailleurs engagée avec l’association Welfarm dans une démarche de réduction de la consommation de soja importé. Une problématique qui ne concerne pas Mathieu Carbonnet : « Pour nous, le lait sans OGM n’est que du bonus, car nous misons depuis longtemps sur le colza et la drêche de brasserie livrés par camion de 30 tonnes à la ferme. »

« Nous évaluons notre prix d’intérêt du colza à 235 €/t »

Ici, les besoins s’élèvent à six semis de colza par an et dix de drêche. L’approvisionnement se fait via un négociant local qui dispense conseils et alertes, en fonction de l’évolution des cours. Sur ce principe, les besoins en tourteau de colza sont couverts jusqu’en août au prix de 235 €/t. « Au cours du jour, le tourteau est souvent trop cher, il faut donc anticiper ses besoins, prévient Denis Carbonnet, le père de Mathieu. Nous évaluons notre prix d’intérêt à 235 € : dès qu’il est atteint, nous bloquons au moins 80 % de nos achats sur un an. » Généralement, on considère le prix d’opportunité du colza atteint lorsqu’il est inférieur de 70 % à celui du soja.

Mais même dans ce cas, les éleveurs misent toujours sur le colza. Un moyen d’éviter les transitions alimentaires et l’investissement dans une seconde cellule de stockage.

Une moyenne de 32,2 kg de lait à 40,5 de TB

Les besoins protéiques sont complétés avec les drêches de brasserie ensilées (25 % de MS) achetées 55 €/t. « Le cours des drêches est très stable, hormis des baisses observées lors de grands événements sportifs, comme la Coupe du monde de football. La livraison simultanée de deux ou trois camions requiert cependant un peu de trésorerie et un silo pour le stockage. »

Un système de pesage est aussi recommandé pour maîtriser les quantités distribuées à l’auge.

Parallèlement, la valorisation des surfaces en herbe participe à une stratégie de réduction des besoins azotés. Ainsi, 7 hectares de RGI-trèfle d’Alexandrie sont implantés chaque année. Deux coupes, une à l’automne et une au printemps, permettent d’intégrer 5 à 10 kg d’herbe jeune enrubannée dans la ration des génisses de plus de 6 mois, en complément de 10 kg de pulpe de betterave surpressée.

Quant aux laitières, elles sont conduites en deux lots : les débuts de lactation (moins de 100 jours) et les fins de lactation. Cela signifie deux rations préparées quotidiennement au bol mélangeur (voir ci-dessus). Cet hiver, une moyenne de 32,2 kg de lait, à 40,5 de TB et 34,5 de TP, montre qu’il est possible de faire du lait et des taux sans soja à un coût maîtrisé, avec un troupeau à 200 jours de lactation de moyenne et 50 % de primipares.

« Sans colza à l’herbe, mais avec la drêche »

D’avril à novembre, les 90 laitières pâturent sur 15 ares/VL de prairies naturelles proches des bâtiments, sur le principe du pâturage tournant. Elles gardent toujours un minimum de 25 kg bruts de ration à l’auge : « 90 % des vêlages ont lieu entre mai et fin octobre. Il faut donc maintenir la concentration de la ration distribuée à l’auge à un niveau élevé, souligne Mathieu. Les vaches en début de lactation sont complémentées manuellement “à la gamelle”, avec un mélange de un tiers de pulpe sèche, un tiers de colza et un tiers de blé aplati. Pour le reste du troupeau, nous supprimons le colza pour ne maintenir que la drêche. Cela manque de précision. Je réfléchis donc à faire deux lots de pâture différenciés pour chacun des deux lots de vaches. »

Malgré un été sec qui a fortement pénalisé la pousse de l’herbe (30 mm de précipitation de juin à octobre), le coût alimentaire s’élève à 98 €/1 000 l (dont 52 € pour la complémentation azotée) contre 109 € (dont 58 €) chez le groupe de référence local des élevages à plus de 9 000 kg.

Jérôme Pezon
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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