S'abonner
Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

Dossier. Des vaches idéales pour un système de production low cost

réservé aux abonnés

 - -->

À la tête de 200 laitières dans le Wisconsin, John Richmond s’appuie sur le pâturage et sur le croisement pour produire à moindre coût.

John Richmond, vingt-cinq ans, s’est installé dans le Wisconsin (États-Unis) en 2014. « Mes parents n’étaient pas éleveurs mais l’un de mes oncles avait des laitières. J’adorais y aller. » Sa passion pour les vaches l’a conduit à en faire son métier.
Contenu réservé aux abonnés de L'éleveur laitier
pour vous connecter et poursuivre la lecture
1%

Vous avez parcouru 1% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant de 2 mois de découverte à L’éleveur laitier
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Recevez la newsletter
  • > Recevez 2 numéros chez vous
J'en profite !

John Richmond, vingt-cinq ans, s’est installé dans le Wisconsin (États-Unis) en 2014. « Mes parents n’étaient pas éleveurs mais l’un de mes oncles avait des laitières. J’adorais y aller. » Sa passion pour les vaches l’a conduit à en faire son métier.

Parce qu’il n’avait pas de ferme à reprendre, il s’est intéressé à une association, Dairy Grazing Apprenticeship (apprentissage de l’élevage laitier herbager). Elle proposait une formation en apprentissage. C’est ainsi que John a fait la connaissance de son mentor, Chuck, qui possédait une ferme céréalière. Pendant deux ans, John a suivi six heures de cours par semaine et passait le reste du temps chez Chuck. Petit à petit, un projet de reprise s’est construit. « Dans la perspective que je reprenne sa ferme, il a accepté que je monte un troupeau laitier. »

Pâturer pour réduire les coûts et rembourser les prêts

Lors de son installation, John a acheté les animaux, mais il loue les terres et les bâtiments. Aujourd’hui, l’exploitation compte 153 ha de prairies d’association et de légumineuses (brome, trèfle violet, luzerne) et 30 ha en maïs avec 200 vaches. Pour rembourser au plus vite son investissement, il veut limiter les charges. C’est ce qui l’a conduit à adopter un système herbager. « Les rations hivernales coûtent cher, le pâturage demande moins de travail et moins de mécanisation que les systèmes classiques où les vaches ne sortent jamais. » Dans cette région, le taux de chômage est bas, et il est difficile de trouver de la main-d’œuvre.

Les excédents sont récoltés en enrubanné pour l’hiver. John est équipé pour le faire seul et choisit donc le meilleur stade pour produire des fourrages de qualité. « En automne, j’ajuste la taille du troupeau en fonction de mes réserves. » La saison de pâturage s’étale de mai à octobre. Les vaches en lactation sortent un peu en hiver. Les taries sont dehors toute l’année malgré la rigueur du climat. L’élevage est proche de l’autonomie alimentaire. C’est dans cet esprit d’économie que John a choisi de travailler avec des vaches croisées. « Je pense que dans toutes les espèces, les croisées sont plus solides. » Il voulait des vaches rustiques, avec de bons membres pour pâturer, un bon potentiel en lait et en viande.

Croiser avec presque toutes les races laitières ou à viande

Afin de réduire le travail et les coûts, il a recours à la monte naturelle. Il possède dix taureaux, tous issus de son troupeau par insémination artificielle. Les vaches vêlent une fois par an, en été. Il a utilisé la plupart des races laitières pour croiser, mais aussi des races bouchères. D’où un troupeau très bigarré. Les veaux mâles se valorisent bien. Et l’éleveur a suffisamment de femelles pour pouvoir les trier afin de ne garder que celles qui lui conviennent. Aujourd’hui, il s’intéresse à la normande, à la brune et à la jersiaise pour les taux. La production moyenne quotidienne tourne entre 20 et 25 l par vache. « Le niveau de production est faible, mais les charges aussi. » Sa laiterie, Ampi, ne valorise pas son lait avec la mention « à l’herbe ». Pourtant, il existe une demande croissante pour ce type de produits. Mais John préfère lui rester fidèle, par sécurité. Il tient à limiter les risques d’arrêt de collecte. Par ailleurs, son système est proche du bio. « Je ne veux pas sauter le pas. Je traite peu mais je préfère épandre à biner. Mes sols sont très sensibles à l’érosion. Si je maintiens un petit matelas de végétation, cela les protège, surtout en hiver. »

John voit son avenir dans la continuité. Son exploitation est bénéficiaire depuis deux ans. Il prend une semaine de vacances par an et le travail quotidien ne lui pèse pas. Contrairement à ses voisins, il ne cherche pas à s’agrandir. Mais il aimerait trouver plus facilement une main-d’œuvre d’appoint pour le soulager.

Imprimer Envoyer par mail Commenter
Commenter cet article 0 commentaires
Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
En direct
Afficher toutes les actualités

Dans la même rubrique

test

Sélectionné pour vous

Sélection bovine des taureaux et des hommes

45€

Disponible

AJOUTER AU PANIER

Le vêlage : Complications du vêlage, maladies des nouveaux-nés et colostrum

29€

Disponible

AJOUTER AU PANIER

Maladies parasitaires du mouton 4ème edition

29€

Disponible

AJOUTER AU PANIER