S'abonner
Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

Dossier. « Cibler les priorités et faire le bilan en fin de campagne »

réservé aux abonnés

 - -->
Christelle Syryn (Avenir Conseil Élevage), Jérôme, Laure et Michel Gruson © J.P.

Du suivi de marge à l’étude du projet d’installation, Laure et Michel Gruson n’hésitent pas à souscrire l’ensemble des services proposé par leur Ecel, dans une logique de progrès définie avec leur conseillère en début d’exercice.

Chaque année, au moment de renouveler la signature du contrat avec Avenir Conseil Élevage (ACE), Laure et Michel Gruson réalisent un bilan de collaboration avec leur conseillère, avant de définir les objectifs pour la campagne à venir et donc les besoins en accompagnement et indicateurs techniques pour y parvenir. « Cette approche vise à cibler les priorités­, puis à mettre en place un plan d’actions en ...
Contenu réservé aux abonnés de L'éleveur laitier
pour vous connecter et poursuivre la lecture
1%

Vous avez parcouru 1% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant de 2 mois de découverte à L’éleveur laitier
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Recevez la newsletter
  • > Recevez 2 numéros chez vous
J'en profite !

Chaque année, au moment de renouveler la signature du contrat avec Avenir Conseil Élevage (ACE), Laure et Michel Gruson réalisent un bilan de collaboration avec leur conseillère, avant de définir les objectifs pour la campagne à venir et donc les besoins en accompagnement et indicateurs techniques pour y parvenir. « Cette approche vise à cibler les priorités­, puis à mettre en place un plan d’actions en évaluant le gain économique potentiel à attendre, explique Christelle Syryn, conseil­lère ACE de l’exploitation depuis deux ans et demi. Cela permet de définir le nombre d’heures­ de conseil, le besoin, éventuellement, de faire intervenir un spécialiste ACE sur une thématique­ spécifique, et donc le tarif. » Ici, les éleveurs optent pour onze pesées annuelles (contrôle officiel) et autant de passages de la conseillère, avec un suivi de la marge brute restitué dans le cadre d’un groupe d’échange local d’une dizaine de producteurs, animé par l’organisme de conseil. Il ne s’agit pas à proprement parler d’un contrat­ d’objectifs, car il n’y a pas d’incidences économiques directes liées au fait de les atteindre ou pas. « Se fixer ensemble des objectifs chiffrés représente un challenge pour le conseiller autant que pour nous, souligne Laure Gruson. Nous avons ainsi un fil conducteur que le suivi de la marge permet d’apprécier au regard de l’évolution de nos coûts, mois par mois. » Sur ce modèle, un bilan de collaboration a été réalisé chez 87 % des adhérents ACE lors de la contractualisation 2018 pour l’année 2019.

« Sécuriser les stocks grâce au planning prévisionnel de pâturage »

Le couple et leur conseillère ont défini ensemble deux axes de travail prioritaires.

 Optimiser la valorisation des surfaces en herbe : gain attendu de 8 000 €. En prévision de la saison d’herbe, l’organisation du pâturage des vaches laitières et des taries a été entièrement revue. Les 29,5 ha de prairies accessibles ont été divisés en 28 paddocks de 0,8 à 1,5 ha. Parallèlement, un planning prévisionnel de pâturage a été élaboré avant la mise à l’herbe : il prévoyait une rotation tous les trois jours et un temps de repousse de trois semaines entre deux passages sur le même paddock, au printemps.

Dès la première année, cette approche plus rationnelle de l’herbe disponible a permis d’enrubanner 7,4 ha en première coupe et 3,7 ha en deuxième coupe, au lieu de 5 ha habituellement fauchés en une coupe de foin à la fin du printemps.

« Jusqu’ici, le pâturage était géré de façon plus libre. Nous étions vite débordés par la pousse d’herbe au printemps, ce qui conduisait à faire du stock sur pied récolté plus tard en foin, précise Michel. Désormais, chaque parcelle est numérotée pour chaque lot d’animaux en amont. Malgré une augmentation du chargement lié à l’agrandissement du troupeau (de 1,4 à 1,7 UGB/ha), cette nouvelle organisation a permis de débrayer des parcelles dès le début de la campagne en vue de faire une première coupe précoce, puis une seconde coupe avant le coup de sec de l’été. Dans nos conditions séchantes, cela permet de profiter du printemps pour sécuriser les stocks avec un fourrage de meilleure qualité et ainsi de diminuer les besoins en maïs ensilage. » En respectant le plan d’actions défini en début de campagne, le premier objectif est atteint avec 20 t de MS de fourrages supplémentaires récoltés. Du fourrage qui, en diluant la part d’amidon dans la ration des laitières, participera à la réalisation de l’objectif n°2.

« Le suivi de la marge brute mois par mois permet de savoir où l’on va »

Augmenter le TB du lait livré : gain attendu de 2,95 €/1 000 l par point de TB supplémentaire. En 2018, le TB de 38,4 était en baisse en raison du déficit de cellulose (15,6 %) et d’un taux d’amidon élevé (20 %). L’enjeu était donc de réduire le taux d’amidon­ et de viser un taux de cellulose de 17 % minimum. Objectif atteint, avec un TB de 41,2 en moyenne (33,5 de TP, pour 8 761 kg de lait/VL), grâce à l’apport d’un kilo supplémentaire d’enrubannage dans la ration, associé à une part plus importante de pulpe de betterave surpressée (28 kg bruts) pour combler le manque de maïs à la suite de la sécheresse. Cela en conservant une bonne maîtrise du coût alimentaire : 101 €/1 000 l, pour une marge brute de 211 €/1 000 l, située dans le meilleur quart du groupe. « Cet hiver, nous avons livré du lait jusqu’à 46 de TB, souligne Laure. L’amélioration des résultats à travers des objectifs chiffrés rentabilise le coût du conseil, surtout grâce au suivi de marge qui permet de savoir où l’on va. »

En prévision de l’installation de leur fils Jérôme, le nouvel objectif défini avec Christelle Syryn pour 2020 est en lien avec l’augmentation du troupeau par renouvellement interne. Il s’agit de réduire la mortalité des veaux de 14 % à moins de 10 %. Des veaux élevés au lait entier jusqu’au sevrage dans l’ancienne étable. La cause de cette mortalité est clairement identifiée : une surdensité animale associée à des diarrhées au cours de la phase de 8 à 15 jours de vie. Pour répondre à cet enjeu, les éleveurs ont d’ores et déjà acheté des niches individuelles.

Le nouveau plan d’actions prévoit aussi de sécuriser l’apport de colostrum. Après l’achat d’un réfractomètre et d’un drencheur, il est prévu d’investir dans une trayeuse individuelle pour collecter le lait de la première traite. « La mortalité des veaux est notre point faible et nous allons y remédier », assure Michel. « Avant tout, les éleveurs doivent être convaincus que le plan d’actions va leur apporter quelque chose, rappelle la conseillère. C’est pourquoi il est essentiel de prendre le temps de définir ensemble les objectifs à atteindre. »

Jérôme Pezon
Renouvellement. L’objectif défini en début d’année est de réduire la mortalité des veaux, associée à une trop forte densité animale dans l’ancienne étable. © j.p.
Imprimer Envoyer par mail Commenter
Commenter cet article 0 commentaires
Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
En direct
Afficher toutes les actualités

Dans la même rubrique

Sélectionné pour vous

Sélection bovine des taureaux et des hommes

45€

Disponible

AJOUTER AU PANIER

Le vêlage : Complications du vêlage, maladies des nouveaux-nés et colostrum

29€

En réassort

AJOUTER AU PANIER

Maladies parasitaires du mouton 4ème edition

29€

Disponible

AJOUTER AU PANIER