S'abonner
Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

Dossier. Avec 15 % de dermatite digitée, le traitement collectif s’impose

 - -->
La pulvérisationde désinfectant sur les pieds de toutes les vaches s’avère aussi efficace, plus pratique et plus économique que le pédiluve. © Delaval

Coûteuse et chronophage, l’installation d’un pédiluve se justifie dès lors que les soins individuels ne permettent plus de maîtriser le développement de la dermatite digitée.

Si la prévalence de la dermatite digitée reste stable et inférieure à 10-15 % du troupeau et/ou si moins de 25 % des animaux ont des pieds sales, il est couramment admis que des traitements locaux individualisés suffisent pour assurer la prise en charge de la maladie. « À condition que l’éleveur fasse un effort de détection régulier pour vérifier que ce taux reste bas », souligne Thomas Aubineau...
Contenu réservé aux abonnés de L'éleveur laitier
pour vous connecter et poursuivre la lecture
1%

Vous avez parcouru 1% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant de 2 mois de découverte à L’éleveur laitier
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Recevez la newsletter
  • > Recevez 2 numéros chez vous
J'en profite !

Si la prévalence de la dermatite digitée reste stable et inférieure à 10-15 % du troupeau et/ou si moins de 25 % des animaux ont des pieds sales, il est couramment admis que des traitements locaux individualisés suffisent pour assurer la prise en charge de la maladie. « À condition que l’éleveur fasse un effort de détection régulier pour vérifier que ce taux reste bas », souligne Thomas Aubineau, vétérinaire conseil à GDS Bretagne. Le moyen le plus simple consiste à laver les pieds arrière de toutes les vaches en salle de traite et à repérer les lésions au moins une fois par mois. « Visuellement, la dermatite est plus difficilement repérable lorsque l’infection est débutante, située entre les onglons ou à l’avant du pied. Pour faciliter l’observation, je conseille d’utiliser un miroir adapté et une lampe frontale. » Il est aussi possible de soulever une dizaine de pattes chaque mois dans la cage de parage pour évaluer la prévalence de la maladie et prévenir les risques d’explosion infectieuse.

Pose d’un pansement en deuxième intention

Pour ces traitements individuels, l’utilisation de produits ayant une AMM (autorisation de mise sur le marché) pour le traitement de la dermatite est préférable. « Certains antibiotiques en spray ont cette qualité, indique Thomas Aubineau. Demandez conseil à votre vétérinaire. Même si leur efficacité n’est pas prouvée, les solutions alternatives fonctionnent sur le terrain (zinc et cuivre chélatés, aloe vera et alcool). Chaque produit a son mode d’utilisation. Il est i mportant d’en respecter le mode d’emploi. »

Si la lésion ne cicatrise pas malgré le traitement local, il faut envisager un traitement de deuxième intention : parage fonctionnel et curatif, nettoyage de la plaie et pansement. « Certains produits ont fait la preuve de leur efficacité et ont une AMM pour ce type d’utilisation. Préférez-les ! » Au risque de devenir un vrai nid à microbes, si le pansement n’est pas tombé de lui-même au bout de trois jours, il faudra le retirer et remettre un peu de produit. À noter que les gels ont une AMM uniquement avec pansement. Donc, dans ce cas précis, ils ne sont pas adaptés.

Un traitement collectif, curatif et préventif

Au-delà de 15 % d’animaux atteints, la pression infectieuse est trop forte et les traitements individuels ne suffisent plus à freiner l’apparition de nouveaux cas. L’utilisation du pédiluve est alors justifiée économiquement. Mis en place au rythme de quatre traites successives toutes les deux semaines, il va jouer un rôle à la fois curatif et préventif, mais il ne dispense pas des soins individuels : « Si j’observe des lésions qui ne cicatrisent pas entre deux cycles de pédiluve, je dois réaliser un traitement localisé. »

Deux autres situations justifient l’intérêt du pédiluve. D’une part, si les flambées infectieuses sont frésuentes à la rentrée à l’étable, on peut anticiper ce risque par la mise en place du pédiluve lorsque les vaches sont encore à l’herbe. D’autre part, en traite robotisée où la détection précoce des lésions est plus difficile.

Il faut respecter les règles d’utilisation du pédiluve pour qu’il soit utile.

Le pédiluve est coûteux et chronophage (de 2 à 6 €/vache/mois). Aussi, dès lors que l’on choisit de l’installer, il faut respecter les règles d’utilisation, sinon il sera inutile !

« En remplacement du pédiluve, la pulvérisation de désinfectant, à l’aide d’un petit pulvérisateur à main, sur les pieds de toutes les vaches en salle de traite s’avère tout aussi efficace, plus pratique et aussi plus économique en raison d’une réduction de la quantité de produit utilisé, explique Thomas Aubineau. Si la pulvérisation est réalisée pendant la traite, elle rallonge le temps de traite, à moins qu’une deuxième personne soit affectée à la désinfection des pieds.

En pulvérisation sur tous les animaux ou en pédiluve, les traitements collectifs visent à réduire la pression bactérienne, à gérer les affections précoces et chroniques, les lésions sans boiteries ainsi qu’à diminuer le nombre de traitements individuels.

Les principaux produits utilisables ont une action désinfectante uniquement sur des pieds propres et ils doivent le rester dans la demi-heure qui suit le traitement.

Jérôme Pezon
Imprimer Envoyer par mail Commenter
Commenter cet article 0 commentaires
Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
En direct
Afficher toutes les actualités

Dans la même rubrique

Sélectionné pour vous

Sélection bovine des taureaux et des hommes

45€

Disponible

AJOUTER AU PANIER

Le vêlage : Complications du vêlage, maladies des nouveaux-nés et colostrum

29€

Disponible

AJOUTER AU PANIER

Le bovin malade et sa prise en charge

29€

Disponible

AJOUTER AU PANIER