S'abonner
Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

« Un ensilage d’herbe jeune, à 50 % de matière sèche, ne pose pas de problème »

réservé aux abonnés

Quelles sont les bases d’un ensilage préfané réussi ?
Contenu réservé aux abonnés de L'éleveur laitier
pour vous connecter et poursuivre la lecture
21%

Vous avez parcouru 21% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant de 2 mois de découverte à L’éleveur laitier
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Recevez la newsletter
  • > Recevez 2 numéros chez vous
J'en profite !

Quelles sont les bases d’un ensilage préfané réussi ?

E.D. : Le bon compromis entre sucre et azote soluble est une récolte précoce au stade deux nœuds de la graminée (40 cm), vers mi-avril. Ce repère vise aussi à obtenir une teneur de 22 à 25 % de cellulose, nécessaire pour stimuler le rumen et ainsi faire l’impasse sur la paille dans la ration, avec un fourrage très digestible. Plus tôt, la structure sera insuffisante. Au-delà, la valeur protéique chute rapidement. Dès que l’on voit des épis, c’est déjà trop tard. Un préfanage, voire deux en première coupe, est systématique pour viser 40 % de matière sèche avec trois jours maximum de séchage au sol. La matière sèche peut dépasser 50 % : ce n’est pas un problème avec une herbe jeune, riche en sucre et facile à tasser, au regard d’un taux de cellulose inférieur à 25 %. Plus l’herbe est sèche, moins la protéine est soluble. Cela facilite l’acidification et limite le risque de butyriques. L’enjeu de la conservation se pose surtout après l’ouverture du silo : il faut un avancement du front d’attaque de 1,50 m par semaine.

Les dérobées permettent-elles d’obtenir la même qualité qu’une prairie RGA ?

E.D. : Oui, mais la fenêtre météo pour intervenir est plus réduite, car la montée à épis est beaucoup plus rapide (3 à 4 jours entre le deuxième et le troisième nœud du ray-grass italien). Comme il y a rarement 15 jours de beau temps en avril, il est préférable de faucher dès qu’un créneau se présente si le premier nœud est atteint. L’enjeu dans notre région est de libérer la parcelle avant le 1er mai pour le maïs. Ici, le RGI est utilisé uniquement en dérobé. Pour une prairie de plus de deux ans, je conseil le RGA. La coupe précoce permet de multiplier les récoltes, pour faire du volume, et accroît les chances de saisir le bon créneau pour réussir son ensilage.

Que recommandez-vous en matière de fertilisation ?

E.D. : Un premier apport d’azote (50 UN) intervient à 200°C, juste avant que l’herbe commence à pousser. Avec le lisier, il y a moins de risques de fuites d’azote lorsqu’il fait froid et humide. Un second apport d’engrais (70 UN) est fait au moins trois semaines avant la fauche, fin mars normalement. Cela participe à la valeur MAT du fourrage. Un apport complémentaire sera réalisé après les trois premières coupes. Mais avant de parler azote, il faut s’assurer que tous les autres éléments sont disponibles.

Imprimer Envoyer par mail Commenter
Commenter cet article 0 commentaires
Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
En direct
Afficher toutes les actualités

Dans la même rubrique

Sélectionné pour vous

Sélection bovine des taureaux et des hommes

45€

Disponible

AJOUTER AU PANIER

Le vêlage : Complications du vêlage, maladies des nouveaux-nés et colostrum

29€

Disponible

AJOUTER AU PANIER

Le bovin malade et sa prise en charge

29€

Disponible

AJOUTER AU PANIER