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Dossier. « 11 tonnes de MS de sorgho récoltées dans des coteaux bien exposés »

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Silo sandwich. Cédric et Audrey ont ensilé le sorgho par dessus le maïs ensilage. © j.pezon

Dans la Somme, à la SCEA Warin-François, un premier essai, en 2020, de sorgho monocoupe se révèle encourageant pour sécuriser les rendements en terres difficiles.

Après deux années déficitaires en maïs ensilage, les associés de la SCEA ont implanté au printemps dernier 3 ha de sorgho monocoupe ensilage, sous l’impulsion d’Audrey, en phase d’installation sur la ferme familiale, et qui conduit en parallèle des parcelles d’essais en tant que conseillère à la chambre d’agriculture de la Somme. « Nous avons fait ce premier semis dans des terres à &ldquo...
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Après deux années déficitaires en maïs ensilage, les associés de la SCEA ont implanté au printemps dernier 3 ha de sorgho monocoupe ensilage, sous l’impulsion d’Audrey, en phase d’installation sur la ferme familiale, et qui conduit en parallèle des parcelles d’essais en tant que conseillère à la chambre d’agriculture de la Somme. « Nous avons fait ce premier semis dans des terres à silex, explique-t-elle. C’est-à-dire des parcelles argileuses de coteaux où nous sommes confrontés à des échecs avec la culture de maïs ensilage, du fait non seulement de conditions sèches au printemps suivies d’étés de plus en plus chauds, mais aussi de dégâts importants de ravageurs. L’idée est d’introduire dans la rotation une culture épargnée par les corbeaux et les sangliers (en raison de sa toxicité, la plante n’est pas consommée par le gibier) et capable de valoriser ces terres difficiles à un coût modéré. »

Ici, il s’agit forcément de variétés précoces, en l’occurrence Master (Semental), un sorgho grain ensilage parmi les plus précoces du marché. Ici, le sorgho intervient après une interculture ayant reçu 30 tonnes de fumier à l’automne, et enfouie par un labour en raison du manque d’eau. Les éleveurs ont d’abord fait une préparation fine du lit de semences, déterminante pour assurer un bon contact graine-sol : un passage de la herse rotative, suivi d’un faux semis, « une étape cruciale pour la maîtrise des mauvaises herbes » et d’un passage de rouleau.

Un semis précoce très risqué dans la région

Dans ces terres caillouteuses, ils ont semé avec un semoir de précision à 45 cm d’écartement et à une dose très élevée de 320 000 pieds/ha, pour un coût de semence presque deux fois moins important que celui d’un maïs (100 €/ha TTC). Un semis précoce risqué, dès le 1er mai. « C’est un peu un coup de poker de semer à cette date dans la région, reconnaît Audrey. Heureusement, la bonne exposition des parcelles nous a préservés des gelées. Le taux de levée de 65 % est un chiffre classiquement observé en parcelles expérimentales et qui rend l’implantation si délicate de cette culture. » Un passage de désherbage chimique a été mis en œuvre contre les dicotylédones (Basagrand 1 l/ha) vers le stade 4-5 feuilles. Le chantier d’ensilage a finalement eu lieu le 15 septembre, après un total cumulé de 90 mm de précipitations, le même jour que le maïs (indice 220) : un moyen de limiter les pertes par écoulement de jus au silo d’un sorgho affichant 21,1 % de MS (un lit de paille est parfois mis au fond du silo pour absorber ces jus). « Pour ensiler en même temps les deux fourrages, il faut choisir un maïs pouvant être récolté entre le 1er  et le 15 octobre, au moment de la maturité du sorgho. » Un exercice délicat, car ici, le maïs affiche le taux de MS très élevé de 39,7 %. « Les éleveurs ont pris un vrai risque à semer aussi tôt. La récolte, également un peu trop tôt, peut expliquer une teneur en sucre inférieure à 13 % », indique Nicolas Metz, technicien Semental.

Un fourrage hautement digestible en complément d’un maïs très sec

L’analyse infrarouge révèle néanmoins une valeur énergétique de 0,94 UFL/kg de MS et une digestibilité élevée (dMO de 73,4). Riche en énergie avec seulement 9,7 % d’amidon, le sorgho apporte de la digestibilité en complément d’un maïs très sec, contenant 30,6 % d’amidon (0,98 UFL). Les taux laiterie en novembre et décembre étaient de 39,8 de TB et 31,9 de TP. Plus largement, les essais de sorghos monocoupes de la chambre d’agriculture, suivis par Audrey, à Catenoy, en sols filtrants, ont permis de récolter de 7,14 t à 12,4 t de MS/ha malgré des conditions très séchantes (37,6 mm de précipitations du semis à la récolte). Avec un semis le 14 mai pour une récolte échelonnée entre le 10 et le 15 septembre. « Comparativement, le maïs implanté dans les mêmes conditions a un rendement de 13 t de MS, mais présente un taux de matière sèche trop élevé pour un ensilage de qualité. »

Jérôme Pezon
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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