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« Pour couvrir le silo, le film fin est pratique et efficace »

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Frédéric Bastin : © j.p.

Ensilages. Séduit par la praticité d’utilisation et la bonne conservation des fourrages, Frédéric Bastin utilise le film transparent le plus fin du marché. Il s’est débarrassé des pneus et des corps étrangers, dangereux pour les animaux.

Ce lundi 7 mai, à l’EARL Bastin, le ramassage de la première coupe d’herbe se déroule sous une température de près de 30°C plutôt inhabituelle à cette date en Thiérache. La fauche des 34 ha de prairies naturelles a eu lieu la veille, le dimanche midi, avec une faucheuse à plateau, suivie d’un passage de faneuse, puis de l’andaineuse.
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Ce lundi 7 mai, à l’EARL Bastin, le ramassage de la première coupe d’herbe se déroule sous une température de près de 30°C plutôt inhabituelle à cette date en Thiérache. La fauche des 34 ha de prairies naturelles a eu lieu la veille, le dimanche midi, avec une faucheuse à plateau, suivie d’un passage de faneuse, puis de l’andaineuse.

C’est l’ETA Waret qui a pris en charge la récolte et le tassage, pendant que six remorques faisaient les va-et-vient entre les prairies et le silo. La récolte a donc eu lieu après vingt-quatre heures de séchage au sol, à 32 % de matière sèche au début du chantier et 48 % à la fermeture du silo.

Pendant le chantier, un conservateur à base de saccharose et de bactéries lactiques a été appliqué sur le fourrage. « C’est la deuxième année que je réalise une première coupe aussi précoce, souligne Frédéric Bastin. Même si le silo ne déborde pas, je suis satisfait car la qualité est au rendez-vous. »

« La conservation du fourrage est de qualité »

Concernant la fermeture du silo, ­Frédéric Bastin utilise depuis deux ans le film Sealplus, de la société Vélitex. Un film transparent très fin de 45 microns, annoncé comme le plus étanche du marché grâce à son composant breveté EVOH issu des emballages agroalimentaires. Il n’y a donc pas besoin d’une seconde bâche noire par-dessus. Le film est recouvert d’un filet textile (Silosat), réutilisable plusieurs années, qui le protège contre les UV, les oiseaux ou les rongeurs. Des boudins remplis de gravier assurent le lestage du tas. « C’est d’abord pour me débarrasser des pneus qui enlaidissent la cour de la ferme, et qui font courir le risque de mettre des corps étrangers dans la ration des animaux, que j’ai choisi d’investir dans ce procédé, explique Frédéric. En effet, il faut prévoir un surcoût par rapport à un système de bâchage classique : autour de 0,55 €/m2 pour le film Sealplus (+ 1,20 €/m² pour le filet de protection), contre 0,23 € pour une bâche noire de 150 microns.

La bonne conservation des silos d’herbe et de pulpe de betterave l’année dernière a convaincu l’éleveur de renouveler son achat cette année, et même de l’étendre au futur silo de maïs. « J’étais un peu inquiet du manque de poids sur le tas, admet-il. Au final, la conservation du fourrage est de qualité. À l’ouverture du silo, il exhale une bonne odeur, un peu la même que le jour du chantier.  »

D’ailleurs, Optival, l’organisme de conseil en élevage de Lorraine, propose ce produit à ses adhérents. « Malgré son coût, de plus en plus d’éleveurs choisissent ce concept au regard des bons résultats de conservation observés, indique Jérôme Larcelet, son nutritionniste. Outre son intérêt technique, nous y voyons aussi un intérêt pratique lié à une plus grande simplicité d’utilisation. »

Moins de volume de plastique à recycler 

Comme le film Sealplus est fin, il se révèle beaucoup moins encombrant. Il y a donc moins de volume à recycler. Mais surtout, il est facile à manipuler. À l’heure où il y a de moins en moins de main-d’œuvre dans les exploitations, c’est un atout lors de la confection du silo. « Une personne seule peut porter un rouleau de 12 x 50 m, ce qui est impossible avec une bâche noire », souligne Frédéric. Et au quotidien, quand il faut désiler, « lorsque je prépare la ration, il me suffit de dix à quinze minutes pour débâcher, là où il m’en faut trente pour le silo de maïs recouvert de paille et de pneus  », explique Kévin, son salarié.

Jérôme Pezon
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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