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Génisses : réussir les croissances sans déraper sur les coûts

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Méthode. Les éleveurs de génisses savent le faire. Il s’agit simplement de respecter les protocoles alimentaires et sanitaires. Une question de méthode.

L’élevage des génisses a pour but d’atteindre 90 kg de poids vif au sevrage et 200 kg à 6 mois, deux caps indispensables pour réussir son objectif d’âge au vêlage. Les éleveurs spécialisés dans l’élevage de génisses respectent ce cahier des charges pour leurs clients naisseurs. Pour cela, ils suivent les protocoles alimentaires et sanitaires indispensables, avec des coûts pourtant...
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L’élevage des génisses a pour but d’atteindre 90 kg de poids vif au sevrage et 200 kg à 6 mois, deux caps indispensables pour réussir son objectif d’âge au vêlage. Les éleveurs spécialisés dans l’élevage de génisses respectent ce cahier des charges pour leurs clients naisseurs. Pour cela, ils suivent les protocoles alimentaires et sanitaires indispensables, avec des coûts pourtant inférieurs aux producteurs de lait. C’est ce que nous apprend Seenovia.

« Beaucoup d’éleveurs dérapent sur la phase lactée, sans pour autant atteindre les objectifs de croissance. En moyenne, chez Seenovia, le coût de l’alimentation lactée est de 104 € par génisse, avec 51 kg de poudre de lait consommés ou 565 litres de lait entier. Les éleveurs du groupe génisses sont à moins de 70 €, avec un maximum de 35 kg de poudre de lait consommés », analyse Nicolas Lair, responsable du pôle génisses chez Seenovia.

La différence se fait sur la maîtrise technique. Le défi consiste à respecter strictement le plan d’allaitement et à privilégier l’ingestion de concentrés : favoriser une buvée par jour permet d’amener le veau à remplacer l’énergie du lait par celle des concentrés. « Cela impose de mesurer les quantités ingérées, de respecter les transitions et de vérifier les croissances », insiste-t-il.

Pas de phase lactée réussie sans limiter les troubles sanitaires. L’immunité transmise par le colostrum et la maîtrise de l’environnement du veau (eau à volonté, bâtiment, luminosité, température, stress, pression sanitaire) sont ici indispensables. Or, cette phase colostrale, seule source énergétique du veau naissant, apportant aussi des oligo-éléments, des vitamines et des facteurs de croissance (hormones naturelles), est trop souvent mal gérée. Le veau doit recevoir environ 4 litres de colostrum dans les six premières heures de vie, cette quantité étant à évaluer précisément en fonction de la qualité du colostrum mesurée au réfractomètre. La qualité du colostrum est le résultat de la maîtrise du tarissement de la mère : durée, préparation au vêlage, état sanitaire.

Trois étapes pour la phase lactée

« La phase lactée permet d’amener le veau naissant de 40 kg au statut de ruminant à 90 kg en neuf semaines », rappelle Nicolas Lair. Cette phase lactée peut se segmenter en trois étapes :

durant les trois premières semaines, on peut se satisfaire d’une croissance moyenne (400 g de GMQ), mais en prévenant au mieux les troubles digestifs et respiratoires ;

de trois à six semaines, il faut réussir le développement du rumen avec un aliment premier âge appètent, puis débuter la transition avec le concentré deuxième âge (700 g de GMQ) ;

sur les trois dernières semaines, l’ingestion de concentré doit progressivement augmenter pour déboucher sur un sevrage sans stress et une croissance qui s’accélère (900 g de GMQ).

« Le bon plan d’allaitement est celui qui respecte les étapes. C’est avant tout une question de méthode », explique Nicolas. Seenovia propose un plan qui permet de passer à un seul repas par jour dès la deuxième semaine (voir infographie). Ceci n’est valable qu’avec une poudre de lait qui se digère lentement (à base de protéine laitière) et toujours avec un aliment premier âge d’excellente qualité.

Attention à la température

Nicolas attire l’attention sur le respect du mode d’emploi de chaque poudre de lait, notamment sur la concentration de la buvée. Et surtout ne pas confondre les grammes par litre de buvée et les grammes par litre d’eau qui conduisent à une buvée diluée pénalisante pour la croissance du veau. L’équipe génisses Seenovia insiste aussi sur l’intérêt de peser les quantités de poudre à chaque préparation. Les températures de préparation et de dilution, la durée de brassage et la température de distribution, qui dépendent du type de poudre de lait utilisé, doivent être mesurées.

Quant à l’hygiène des seaux de distribution, elle va de soi.

« Au sevrage, le veau doit consommer 2,5 kg par jour d’aliment. Si ce n’est pas le cas, il faut continuer l’allaitement car l’apport énergétique sera insuffisant », rappelle Nicolas Lair.

Une croissance minimale de 1000 g par jour

Après le sevrage, la consommation de concentrés connaîtra deux paliers à 3,5 kg par jour, puis 4 kg avec deux repas et des génisses bloquées aux cornadis. L’ingestion de paille après le sevrage a aussi un rôle important. Ce plan doit permettre d’atteindre une croissance minimum de 1000 g par jour dès le quatrième mois.

Seenovia insiste sur la nécessaire transition vers l’aliment deuxième âge, dès que le veau consomme 1 kg/jour de premier âge. On étale cette transition sur trois semaines en mélangeant des proportions croissantes d’aliment deuxième âge (25 %, 50 %, puis 75 %).

Dominique Grémy
Un repas par jour dès la deuxième semaine
Âge en semainesNombre de repas par jourPoudre de lait par repasVolume d’eauVolumede buvéeRation en parallèle
S1J12MatinColostrum de la mère 2 à 4 l en fonction vêlageColostrum puis lait Eau + paille accessibles à volonté + concentré 1er âge à volonté jusqu’à 2 kg puis transition vers aliment 2e âge
Soir
J22Matin2 l de colostrum de la mère
Soir2 l de colostrum de la mère
J3 à J42Matin2,5 l de lait
Soir2,5 l de lait
J5 à J72Matin3 l de lait
Soir3 l de lait dès 7 jours, sauf dernier soir : un sachet repas type Pectolit
S2J8 à J101600 g2,4 l3 l
J11 à J141700 g2,8 l3,5 l
S31700 g2,8 l3,5 l
S41700 g2,8 l3,5 l
S51700 g2,8 l3,5 l
S61700 g2,8 l3,5 l
S71600 g2,4 l3 l
S81500 g2 l2,5 l
S91400 g1,6 l2 l
Sevrage le lundi de la S108 l de colostrum + 12 l de lait pendant 7 jours + 34,7 kg poudre de lait
Concentration unique à 200 g de poudre par litre de buvée
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