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Dérobées fourragères, des résultats d’essai favorables

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 - Les dérobées fourragères -->
Ressemis. À droite, le maïs semé après un couvert non récolté et un labour. À gauche, le maïs après un RGI + trèfles fauché deux fois : en 2020, les dégâts de corbeaux ont été accentués par un retard à la levée. Dans 2 parcelles d’essai sur 4, le maïs a dû être ressemé. © Gwendoline Elluin

Stocks. Des essais dans le Nord montrent la capacité des dérobées à produire des stocks de qualité. Le risque de printemps secs amène cependant à restreindre les surfaces emblavées avant un maïs, en conditions difficiles.

Dans une logique d’obligation de couverture du sol en hiver, les Groupes d’études et de développement agricole (Geda) de Lille et de Scarpe-Hainaut ont mis en place un essai de trois ans pour comparer l’intérêt de différents couverts fourragers récoltés avant un maïs, avec l’implantation d’un couvert détruit. Les deux premières années permettent de dégager une tendance. « ...
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Dans une logique d’obligation de couverture du sol en hiver, les Groupes d’études et de développement agricole (Geda) de Lille et de Scarpe-Hainaut ont mis en place un essai de trois ans pour comparer l’intérêt de différents couverts fourragers récoltés avant un maïs, avec l’implantation d’un couvert détruit. Les deux premières années permettent de dégager une tendance. « L’objectif est de mesurer les rendements et les valeurs alimentaires de ces dérobées, le coût supplémentaire lié à la chaîne de récolte, mais aussi leur impact sur la culture du maïs suivant dans la rotation. Car en fin de cycle, les dérobées, et notamment le RGI, pompent les réserves en eau du sol », précise Gwendoline Elluin, conseillère lait à la chambre d’agriculture du Nord-Pas-de- Calais.

« Le risque de pénaliser le maïs est accentué par une récolte tardive »

Ainsi, un couvert dit « témoin » (moutarde ou mélange d’espèces) et 3 dérobées (voir ci-contre) ont été répétés chez quatre éleveurs, dans un contexte pédoclimatique favorable : des terres profondes, limoneuses à limono-sableuses à fort potentiel agronomique. La fertilisation azotée de ces parcelles a été partout similaire, soit 70 uN en été et 90 uN au printemps sur les dérobées (minéral et/ou organique). Pour les besoins de l’essai, la fertilisation avant maïs a également été identique, même si l’on observe jusqu’à 40 uN de reliquats azotés en plus après un couvert non récoltée, comparé à un RGI fauché deux fois à l’automne et au printemps. « Le coût d’une dérobée fourragère ensilée ou enrubannée reste élevé. Pour que cela soit économiquement intéressant, il est nécessaire de récolter une biomasse suffisante, afin de diluer les charges, tout en visant la qualité via des récoltes précoces. De plus, le risque de pénaliser le rendement du maïs suivant est accentué par une récolte tardive de la culture dérobée en situation séchante. » Ici, l’objectif est une récolte au plus tard le 20 avril, afin de ne pas trop pénaliser la culture du maïs face à des épisodes de sécheresse qui affectent aussi le nord de la France. Si, en 2018-2019, les maïs ont été très peu impactés par la récolte des dérobés, la météo de la campagne 2019-2020 est, à ce titre, très parlante : un début de printemps doux et humide favorable au développement des dérobées, suivi d’une quasi-absence de pluie de mai à début juin qui a fortement affecté la levée des maïs. Chez deux éleveurs, dans les sols avec une moindre capacité de rétention en eau, d’importantes attaques de corbeaux ont conduit à ressemer les parcelles de maïs (voir photo).

Le seigle moins pénalisant que le RGI pour le maïs

« Le ralentissement de la levée a facilité la déprédation par les corbeaux, mais pas seulement : nous avons aussi observé des pertes à la levée en raison du manque d’eau. » Dans le contexte du printemps 2020, le méteil à base de seigle forestier, récolté au tout début du stade épiaison de la céréale (6,9 tMS, 15,6 % MAT et 0,87 UFL en vert), s’est révélé moins pénalisant pour le rendement du maïs que le RGI fauché deux fois : de 0 à - 1,8 tMS/ha de maïs selon les parcelles dans le premier cas, jusqu’à - 4,4 tMS dans le second. Après un RGI, le sol apparaît plus tassé que derrière un seigle.

« Au final, les conditions très favorables du début du printemps compensent la baisse de rendement maïs et les surcoûts de récolte, grâce aux très bons rendements des couverts. Ceux-ci présentent d’autres intérêts non chiffrés : agronomiques, santé du troupeau, baisse des coûts de concentrés azotés. Un moyen de limiter le risque lié à des printemps secs, qui ont tendance à se répéter, pourrait être de restreindre l’implantation de dérobées à 20 % maximum de la sole en maïs en conditions séchantes. » La troisième et dernière année d’essai est déjà en terre. Là encore, les conditions climatiques ont conduit à reporter le semis début septembre et à faire l’impasse sur la coupe de RGI à l’automne. Quant aux corbeaux, la chambre d’agriculture a programmé avec des éleveurs de tester l’intérêt d’enrobage de semence de maïs avec des substances répulsives de type épices, goudron végétal…

JérômePezon

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