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Rentrée à l’étable, faisons le point sur le parasitisme

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La fin de saison de pâturage est l’occasion de se pencher sur le statut parasitaire du troupeau. Dans l’arsenal des examens disponibles, la technique de Baermann © Sébastien CHAMPION

Prophylaxie. Les analyses constituent un outil indispensable pour étayer une gestion raisonnée.

La saison de pâturage touche à sa fin, c’est le bon moment pour faire le point sur le statut parasitaire du troupeau. Car tous les animaux ne sont pas à vermifuger systématiquement, et tous les vermifuges ne sont pas efficaces contre tous les parasites. Si les traitements représentent un coût non négligeable, ne pas traiter des animaux infectés peut engendrer de lourdes pertes économiques. Dès ...
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La saison de pâturage touche à sa fin, c’est le bon moment pour faire le point sur le statut parasitaire du troupeau. Car tous les animaux ne sont pas à vermifuger systématiquement, et tous les vermifuges ne sont pas efficaces contre tous les parasites. Si les traitements représentent un coût non négligeable, ne pas traiter des animaux infectés peut engendrer de lourdes pertes économiques. Dès lors, comment choisir de vermifuger ou non et comment choisir le produit le mieux adapté ? Pour gérer le risque parasitaire, il faut bien connaître le troupeau et sa conduite, mais aussi s’appuyer sur des examens complémentaires permettant de savoir qui est infesté et par quel(s) parasite(s).

Différentes analyses selon le facteur de risque

La coproscopie est l’examen le plus classique. Elle est à mettre en œuvre en présence de symptômes évocateurs toux (strongles pulmonaires), diarrhées (strongles digestifs ou coccidies chez les jeunes) –, face à un doute sur l’état des animaux ou simplement pour connaître leur statut, car ils peuvent être infestés même en l’absence de symptômes. La coproscopie permettra d’isoler facilement les oocystes de coccidies ainsi que les œufs de divers parasites : strongles digestifs, douves, paramphistomes…

La technique de Baermann, elle, permet d’identifier les larves de strongles pulmonaires, en cas de toux ou de gêne respiratoire observée chez les animaux à partir de juillet-août. Cette année, les fortes chaleurs ont décalé à septembre l’expression de ces symptômes évocateurs de bronchite vermineuse. Les prélèvements peuvent être réalisés par l’éleveur : les bouses sont collectées directement dans le rectum et apportées rapidement au laboratoire ou à la clinique vétérinaire (ou à conserver au réfrigérateur). L’avantage de cette technique est qu’elle est facile à réaliser en clinique, nécessite peu de matériel et est peu coûteuse. Elle apporte également une réponse rapide, en vingt-quatre heures au maximum. À l’instar de la coproscopie, l’inconvénient est que l’excrétion des œufs (ou des larves) est intermittente, on peut donc obtenir une analyse négative alors que l’animal est parasité, tout simplement parce que les parasites n’ont pas encore atteint le stade mature auquel ils pondent. Il ne faut donc pas hésiter à réaliser des prélèvements sur plusieurs animaux et à les renouveler s’ils sont négatifs.

Le dosage du pepsinogène sérique sur des prélèvements de sang d’animaux en première saison de pâture permet d’évaluer l’impact d’un strongle digestif particulier (Ostertagia ostertagi) sur ces animaux.

La densité optique sur le lait de tank donne une indication sur le degré moyen d’infestation des vaches laitières par ce même strongle digestif.

Des sérologies de douves peuvent être réalisées lorsque les animaux pâturent en zone humide sur une série de cinq à dix prises de sang, qui permettent d’évaluer leur statut au retour des pâtures.

Des traitements adaptés au cas par cas

En concertation avec votre vétérinaire, vous pourrez choisir les examens les plus adaptés à votre situation. Selon les résultats, il vous conseillera sur la meilleure stratégie à adopter dans votre cheptel pour l’hiver mais également pour la saison de pâture suivante, vous permettant ainsi de cibler efficacement vos interventions et d’éviter les traitements inutiles.

Concernant l’utilisation des médecines alternatives à la place des antiparasitaires chimiques classiques, il n’existe pas suffisamment de données actuellement pour garantir leur efficacité et leur innocuité en utilisation curative lorsqu’un animal est très infesté. En revanche, elles peuvent être judicieusement utilisées de façon préventive, c’est-à-dire en vue de renforcer la résistance des animaux au parasitisme, ou pour accompagner la convalescence d’un animal très atteint car diagnostiqué et traité tardivement.

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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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