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Parasites internes et externes des veaux

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Poux piqueurs. Ils sont de couleur brun foncé, avec une tête longue et fine. © p.kirsch

Anémie. L’état général dégradé des jeunes veaux était dû, pour un lot, à des Strongyloïdes papillosus et, pour l’autre, à des poux piqueurs.

Des interventions dans deux élevages laitiers différents, pour le même motif, m’ont conduit à deux diagnostics parasitaires de nature totalement distincte. Les veaux issus de ces deux élevages en agriculture biologique présentaient un amaigrissement et un retard de croissance marqués.
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Des interventions dans deux élevages laitiers différents, pour le même motif, m’ont conduit à deux diagnostics parasitaires de nature totalement distincte. Les veaux issus de ces deux élevages en agriculture biologique présentaient un amaigrissement et un retard de croissance marqués.

Dans le premier cas, l’animal, âgé de 3 mois, présente un état général altéré, un pelage hirsute et une note d’état corporel (NEC) de 2. Il est logé dans un box paillé avec quatre autres congénères, qui sont dans un état moins dégradé. Normalement, en phase de sevrage, ils sont nourris au bon lait avec un Milk-Bar, du foin et un aliment premier âge à disposition. Seule la pierre de sel fait défaut. Un manque notable de confort est également présent avec un paillage insuffisant et un accès à un abreuvoir situé trop haut, ce qui rend la prise d’eau très difficile. La température rectale de l’animal est de 38,1°C et les matières fécales sont relativement molles, voire liquides. Le reste de l’examen général ne me permet pas de déceler une autre anomalie, hormis des muqueuses oculaires et buccales très pâles, pour ne pas dire blanches. Un prélèvement de matières fécales est réalisé et analysé à la clinique par examen microscopique direct et par flottaison. Aucun parasite n’est mis en évidence.

Des strongles de litière

Dans le deuxième cas, c’est tout un lot de veaux âgés de 3 à 6 mois qui présentent les mêmes symptômes : amaigrissement, retard de croissance et selles liquides. Ces veaux sont logés dans un box correctement paillé et ne sont jamais sortis en pâture. Le rationnement est à base de foin de bonne qualité et de céréales aplaties, avec un accès à un seul abreuvoir. L’examen clinique des animaux montre pour certains une légère hyperthermie (de 39 à 39,5°C) et des matières fécales molles à liquides. Les muqueuses oculaires et buccales sont également pâles et nous constatons des bruits respiratoires, augmentés à l’auscultation chez certains sujets. Un prélèvement de matière fécale est également réalisé et analysé au microscope. Des œufs embryonnés en très grand nombre sont mis en évidence : il s’agit d’œufs de Strongyloïdes papillosus. Les larves infestantes de ce parasite, qui se développe dans les litières, contaminent l’animal par voie transcutanée. Après une migration via les voies lymphatiques jusqu’au cœur, elles gagnent les poumons (ce qui explique la température et les symptômes respiratoires), remontent l’arbre respiratoire et après déglutition, gagnent l’intestin grêle pour se transformer en adultes hématophages qui spolient l’animal et entraînent l’anémie et l’amaigrissement. Le traitement avec une lactone macrocyclique et un curage des fumiers permet un retour à la normale.

Une infestation massive de poux piqueurs

Pour en revenir à notre premier veau, celui-ci souffrait en réalité d’une infestation massive par des poux piqueurs. La souffrance occasionnée par les multiples piqûres réduit la prise alimentaire spontanée qui, associée à la spoliation sanguine, comme par Strongyloïdes papillosus, explique l’état général dégradé de l’animal. Les poux piqueurs sont facilement différenciables à l’œil nu des poux broyeurs (qui se nourrissent des squames cutanées) par une couleur brun très foncé et le rostre (la tête) long et fin, alors que celui des poux broyeurs est court et large. Un traitement pour-on avec un insecticide de l’ensemble des animaux du lot s’est révélé indispensable.

Dans les deux cas, le recours à un traitement allopathique dans ces deux élevages en agriculture biologique ne pose aucun problème puisqu’il n’a aucun caractère systématique et qu’il repose sur des résultats d’analyses de laboratoire.

Strongyloïdes. Des œufs en très grand nombre dans les fèces ont été mis en évidence au microscope. © p.kirsch
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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