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L’autovaccin, du sur-mesure pour votre élevage

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Schéma vaccinal. Les vétérinaires ayant eu recours à un autovaccin préparé à partir d’une souche d’ © Christian Watier

Diarrhées néonatales. Des essais d’autovaccins semblent apporter des réponses encourageantes.

L’autovaccin est de nouveau autorisé en France depuis fin 2016 pour les ruminants. Les seuls pathogènes visés pour l’instant sont les bactéries. Cette option est envisageable uniquement en l’absence d’alternative thérapeutique disposant d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) contre la ou les souches bactériennes responsables d’une maladie dans un élevage donné. Ce cas particulier peut alors...
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L’autovaccin est de nouveau autorisé en France depuis fin 2016 pour les ruminants. Les seuls pathogènes visés pour l’instant sont les bactéries. Cette option est envisageable uniquement en l’absence d’alternative thérapeutique disposant d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) contre la ou les souches bactériennes responsables d’une maladie dans un élevage donné. Ce cas particulier peut alors faire l’objet d’une demande d’autorisation auprès de l’Anses.

Concrètement, à partir d’un prélèvement sur un animal (sang, fèces, poumon…), le vétérinaire doit d’abord isoler le pathogène responsable des signes cliniques à l’aide d’une bactériologie classique. Une fois identifié, l’isolat est adressé au laboratoire préparateur qui incorpore un adjuvant dans la solution de bactéries tuées. Enfin, l’administration est souvent réalisée par l’éleveur, sous la responsabilité du vétérinaire prescripteur, par voie orale, sous-cutanée ou intramusculaire.

Afin de mieux connaître les modalités d’utilisation sur le terrain, un questionnaire a été adressé à 33 praticiens ayant commandé un autovaccin au laboratoire Filavie (Maine-et-Loire) entre juin 2017 et avril 2019. Quinze exploitations bovines étaient concernées : E.coli et salmonelles ont été les principaux agents bactériens utilisés pour la mise au point d’autovaccins. Les principales affections visées étant des maladies néonatales (diarrhées et omphalites) et du jeune (pneumonies).

Face à des cas à forte mortalité

À titre d’exemple, sept autovaccins ont été utilisés pour tenter d’apporter une réponse thérapeutique à des diarrhées néonatales sévissant dans sept élevages. Ces diarrhées étaient souvent accompagnées de signes neurologiques ou de signes cliniques de septicémie. La mortalité était très élevée, certains décrivaient même une mortalité affectant « quasiment tous les individus malades ». Après analyse, la totalité des isolats a révélé la présence d’au moins une souche d’Escherichia coli, caractérisée comme non typable : c’est-à-dire différente des souches disposant d’un vaccin avec AMM. Un prélèvement a aussi permis d’isoler une Trueperella pyogenes en plus d’E. coli. Ces bactériologies ont été réalisées à partir de fèces en cas de diarrhée, de liquide céphalo-rachidien ou d’encéphale en cas de symptômes neurologiques, de poumon pour l’élevage présentant des morts subites ou de pus issu d’un abcès ombilical.

Des résultats en prévention

Ici, la mise au point de l’autovaccin a été envisagée exclusivement comme outil de prévention. Le schéma vaccinal reposait sur la vaccination des femelles gestantes dans le dernier tiers de gestation, soit deux injections entre 3 et 6 semaines d’intervalle. Les vétérinaires, dans cinq cas sur sept, rapportent une prévalence de l’affection ciblée en très forte baisse en réponse à l’autovaccination. Un élevage ne rapporte aucun changement lié à la prévalence de la maladie. Bien qu’encourageante, cette étude ne permet de valider ni l’efficacité ni l’innocuité des autovaccins. En l’absence d’alternative, il s’agit d’une solution de dernier recours correspondant aux bactéries d’un élevage particulier, dont les résultats ne sont pas généralisables à d’autres élevages. La multitude de combinaisons, l’absence de groupes témoins, ou le peu d’élevages concernés rendent l’exploitation statistique impossible.

De plus, parallèlement à l’autovaccination, certains éleveurs ont aussi modifié leur conduite d’élevage (l’alimentation, l’hygiène…), ou identifié la circulation d’autres agents pathogènes comme la BVD.

Ainsi, l’amélioration mise en évidence ne peut être strictement attribuée aux autovaccins. Néanmoins, ils sembleraient apporter une réponse encourageante lorsqu’ils sont préparés à partir d’une souche d’E. coli associée à un adjuvant aqueux dans le cadre de maladies néonatales du veau, participant ainsi à une baisse d’utilisation d’antibiotiques. Dans d’autres situations, avec d’autres bactéries ciblées, les autovaccins apportent des réponses contrastées.

Propos recueillis par Jérôme Pezon. D’après la thèse de Romain Besson : Les autovaccins en médecine vétérinaire, utilisations chez les ruminants.

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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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