S'abonner
Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

Des gestes simples et de bon sens

réservé aux abonnés

 - -->
Accident traumatique.Abreuver et nourrir régulièrement les vaches couchées, quelle que soit l’origine de l’accident. © g.b.

Retours d’expérience. Rétablir une position physiologique le plus vite possible, ne pas oublier l’eau d’abreuvement, soigner l’hygiène, etc. Cela ne coûte rien et peut rapporter gros.

Voilà quelques observations tirées de mes tournées quotidiennes et des urgences auxquelles j’ai été confronté. L’hypocalcémie est responsable de la fièvre de lait avec, pour résultat, une vache couchée. Mais cela peut être plus complexe et réclamer des examens complémentaires par le praticien pour affiner le diagnostic et réussir le traitement. Une vache couchée peut aussi être...
Contenu réservé aux abonnés de L'éleveur laitier
pour vous connecter et poursuivre la lecture
16%

Vous avez parcouru 16% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant de 2 mois de découverte à L’éleveur laitier
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Recevez la newsletter
  • > Recevez 2 numéros chez vous
J'en profite !

Voilà quelques observations tirées de mes tournées quotidiennes et des urgences auxquelles j’ai été confronté. L’hypocalcémie est responsable de la fièvre de lait avec, pour résultat, une vache couchée. Mais cela peut être plus complexe et réclamer des examens complémentaires par le praticien pour affiner le diagnostic et réussir le traitement. Une vache couchée peut aussi être la conséquence d’une glissade, d’un chevauchement, ayant entraîné des lésions et générant des difficultés locomotrices. Ces faits sont également bien connus, tout comme le bénéfice que l’on peut tirer de l’administration d’anti-inflammatoires.

Quelles que soient les circonstances, remettre rapidement la vache en position normale, couchée sur le sternum, est un plus clinique qui peut améliorer considérablement le pronostic. Enlever la vache des endroits creusés de la stabulation libre, la mettre en position davantage physiologique dans un couloir de logettes, la retirer de la logette si elle est coincée sont des actes parfois laborieux, mais toujours bénéfiques. Car le décubitus prolongé peut favoriser une météorisation préjudiciable à la survie de l’animal. Pour les vaches blessées, la pose d’une sangle entre les postérieurs évite des écartements parfois rédhibitoires.

Un box dédié sera évidemment un atout pour faciliter le relevé. Mais il faut un box suffisamment grand pour éviter que des barrières trop proches de l’animal ne gênent les tentatives de relevé.

De la paille en quantité importante limite les blessures cutanées. Relever à la pince est bénéfique quand il est réalisé avec douceur, le temps que l’animal retrouve la perception du toucher au sol avec ses sabots. Des balles rondes ou carrées manœuvrées au chargeur sont des outils qui facilitent la stabilité antalgique des animaux.

Apporter de l’eau et à manger, si possible en dehors de toute compétition alimentaire, est évidemment profitable, même si cela perturbe le programme de journées déjà bien remplies. Ces opérations doivent être multipliées, surtout si le seau d’eau est renversé par une maladresse du bovin concerné, ce qui est fréquent dans ces situations.

Bien positionner le veau naissant

Juste après le vêlage, les jeunes veaux doivent être positionnés en décubitus sternal. C’est-à-dire qu’ils doivent être couchés sur le ventre et sur le thorax. Cette position permet une bonne ventilation pulmonaire et le déploiement optimal des alvéoles pulmonaires. Le coincer avec des paquets de paille, le positionner contre un mur, un bat-flanc, cela est bénéfique pour sa future vie. Le nursing, comme le bouchonnage, l’apport d’eau dans les oreilles, la stimulation nasale avec des brins de paille, ces gestes apportent réellement un plus et ne prennent pas beaucoup de temps.

Pour les jeunes veaux atteints de diarrhée, là aussi, il y a beaucoup d’attentes sur l’effet des perfusions et les antibiotiques. Ces derniers sont-ils nécessaires ? Alors que des mesures hygiéniques peuvent être très bénéfiques : réchauffement du veau avec une lampe infrarouge, de la paille, des bidons d’eau chaude, une couverture de survie. L’apport d’énergie avec du lait ou des lactoremplaceurs très riches en énergie est essentiel également.

Jeunes veaux. Juste après le vêlage, le jeune veau doit être mis en décubitus sternal, position qui permet une bonne ventilation pulmonaire. © Christian Watier
Relever à la pince. Relever l’animal en douceur après un vêlage difficile est bénéfique. © g.b.
Imprimer Envoyer par mail Commenter
Commenter cet article 0 commentaires
Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
En direct
Afficher toutes les actualités

Dans la même rubrique

Sélectionné pour vous

Sélection bovine des taureaux et des hommes

45€

Disponible

AJOUTER AU PANIER

Le vêlage : Complications du vêlage, maladies des nouveaux-nés et colostrum

29€

Disponible

AJOUTER AU PANIER

Maladies parasitaires du mouton 4ème edition

29€

Disponible

AJOUTER AU PANIER