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Biosécurité : de nouveaux réflexes à prendre

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Contrat. Lors de l’achat d’un animal, le billet de garantie conventionnelle devrait aborder les maladies non réglementaires : BVD, paratuberculose, besnoitiose, etc. © PHILIPPE ROY

Urgence. Après plus de 200 visites sanitaires bovines sur le thème de la biosécurité(1), le constat vétérinaire est assez inquiétant sur les risques de contamination dans les élevages.

Alors que la peste porcine africaine est à nos frontières, le thème des visites sanitaires 2018 sur la biosécurité prend un éclairage plus pratique et plus puissant.
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Alors que la peste porcine africaine est à nos frontières, le thème des visites sanitaires 2018 sur la biosécurité prend un éclairage plus pratique et plus puissant.

Lors d’achats d’animaux

L’achat de vaches laitières en lactation demeure un réel problème. Le choix des animaux achetés repose essentiellement sur les qualités zootechniques, génétiques et comportemen­tales : docilité, facilité de vêlage, qualités maternelles, index, production, cellules, boiteries, etc. Rarement les critères sanitaires sont abordés, hormis le volet réglementaire IBR (rhinotrach­éite infectieuse bovine). Je perçois également une très grande confiance quand il y a délégation d’achat à un négociant. Sans remettre en cause les qualités professionnelles des commerçants en bestiaux, une plus grande prudence serait bonne conseillère. Il en est de même des achats chez des éleveurs de renom. Prudence là encore. Sans contester le sérieux des éleveurs réalisant des concours et produisant des animaux de qualité, le sanitaire doit primer et la connaissance des critères sanitaires autres que réglementaires doit être abordée sans aucune appréhension. Cela doit faire partie du dialogue normal entre professionnels. Par ailleurs, le billet de garantie conventionnelle, document qui ­contractualise­ l’achat, est peu connu. Il devrait être le socle d’un acte d’achat transparent en abordant les maladies autres que réglementaires : BVD, paratuberculose, besnoitiose, néosporose, etc. Enfin, la quarantaine est rarement observée dans les conditions recommandées, c’est-à-dire un isolement physique total de l’animal avant la réception des résultats de l’analyse sanguine.

Au pâturage

J’ai trouvé mes clients bien patients avec certains de leurs voisins pour supporter la divagation des animaux. Ils ne mesurent pas le risque réel de contamination. Je parle d’une maladie nouvelle pouvant arriver dans le cheptel et/ou d’une dégradation des qualifications sanitaires pour les maladies réglementaires. Ce risque majeur est largement sous-estim­é. Les points abordés sont souvent d’ordre logistique : attraper les animaux fugueurs, les restituer, etc. Pratiquement jamais la perte éventuelle de qualification ou la contamination ne sont abordées. Le signalement au maire, à la DDPP, au GDS, voire à la gendarmerie, et une déclaration à la compagnie d’assurance devraient être plus souvent utilisés. Faire valoir simplement ses droits n’est pas synonyme d’acte guerrier à la campagne.

Par des personnes tierces

J’ai ressenti une grande confiance vis-à-vis des vétérinaires et autres intervenants dans l’élevage, même s’ils fréquentent des animaux malades. « Vous avez tous des bottes propres. » Probablement, mais il est possible de limiter le risque de contamination en améliorant sur place, à l’arrivée et au départ, le processus de nettoyage à l’eau chaude (65°C) et de désinfection des bottes. Désinfecter contre l’ensemble des agents potentiels avec un temps de contact court n’est pas forcément évident et deux précautions valent mieux qu’une. Il faut signaler que ces processus sont plus faciles en élevage laitier du fait de la présence d’eau chaude (voire d’alcalin chloré) dans la salle de traite.

La désinfection des locaux

Elle est minoritaire dans les élevages que j’ai visités. Partielle parfois avec des formules de désinfectants inadaptées, elle est surtout gênée par l’absence de vide sanitaire dans les élevages où sont présents des veaux en permanence du fait de l’étaleme­nt des vêlages. Une désinfection ciblée des locaux en fonction des problème­s sanitaires rencontrés, comme la cryptosporidiose par exemple, serait un minimum. Les vétérinaires praticiens pourraient être source­s de conseils pertinents.

(1) Ces visites sanitaires feront l’objet d’une analyse statistique par la Société nationale des groupements techniques vétérinaires (SNGTV).

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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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