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Du jamais-vu mi-juin

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Avec une collecte en nette baisse, le prix du lait Spot devrait remonter. Ce n’est pas le cas.

La situation du marché du lait Spot est inédite. Avec la baisse de la collecte saisonnière synonyme d’une offre réduite de lait d’excédent par les industriels, les prix remontent logiquement à cette période. C’est en effet là que les laiteries produisent en prévision de la consommation dopée l’été par le tourisme. Mais cette année, toujours pas de demande qui redémarre et dé...
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La situation du marché du lait Spot est inédite. Avec la baisse de la collecte saisonnière synonyme d’une offre réduite de lait d’excédent par les industriels, les prix remontent logiquement à cette période. C’est en effet là que les laiteries produisent en prévision de la consommation dopée l’été par le tourisme. Mais cette année, toujours pas de demande qui redémarre et décolle. Depuis près d’un mois déjà, cette dernière reste atone. Cela se traduit semaine 25 par une cotation reconduite pour la seconde fois à 240 €/1 000 1 départ quai usine dans l’Ouest (lait à 28/32) (www.prosdulait.fr). Le niveau est faible pour une mi-juin. En 2019, le prix pratiqué semaine 25 dans l’Ouest était de 270 €, en 2018 de 300 € et en 2017 de 340 €/1 000 l.

« Le peu à vendre est très compliqué à placer »

« Il n’y a quasiment pas de lait à vendre et le peu qui est offert sur le marché Spot est très compliqué à placer », disent les courtiers. Il y a eu deux marchés distincts pour la semaine 25. D’un côté, quelques rares acheteurs nationaux fabricants de produits frais, mais plus de lait UHT. Il faut y voir le contrecoup de la crise du Covid où, après des achats de lait liquide importants, les consommateurs sont revenus à des achats normaux, voire moindres pour ceux qui avaient fait des stocks. Les autres acheteurs étaient belges ou espagnols. Sur la semaine 25, les Italiens, qui étaient de retour aux achats depuis deux semaines, ont semblé lever le pied. Il faudra attendre une semaine de plus pour confirmer ou infirmer cette tendance. Ce marché est aussi approvisionné par du lait allemand moins bien payé que le lait français dont la collecte ne baisse pas autant que dans l’Hexagone.

Si en France ou ailleurs, les acheteurs ont clairement le pied sur le frein, c’est que les entreprises ont du mal à se projeter face la crise économique devant nous. On dit qu’elle sera la pire depuis la Seconde Guerre mondiale. On est dans une période anormale pour tous les acteurs. L’économie ne va pas bien. Le chômage va progresser, le revenu des ménages diminuer… Une ambiance pas favorable à tous les commerces dont celui du lait Spot.

Jean-Michel Vocoret
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