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« Au moins 100 euros la tonne de paille livrée dans les fermes »

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Certains groupes d’achats se fournissent en Espagne, les rendements en paille française ayant été très mauvais. © C. Faimali

Alors que la sécheresse gagne du terrain, des opérations paille s’organisent en France pour pallier le manque de fourrages. Il peut s’agir d’achats groupés ou d’échanges entre éleveurs et céréaliers.

Les prairies ont jauni partout en France et de nombreux éleveurs doivent ou ont dû entamer leurs stocks de pailles et fourrages afin de nourrir leurs animaux. Il s’avère parfois difficile de se procurer de la paille. Alors, dans certaines régions, les éleveurs se sont rassemblés pour trouver la paille au meilleur prix et assurer la logistique.
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Les prairies ont jauni partout en France et de nombreux éleveurs doivent ou ont dû entamer leurs stocks de pailles et fourrages afin de nourrir leurs animaux. Il s’avère parfois difficile de se procurer de la paille. Alors, dans certaines régions, les éleveurs se sont rassemblés pour trouver la paille au meilleur prix et assurer la logistique.

Dans la Creuse, par exemple, la FDSEA (fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles), a mis sur pied un groupe d’achat, afin d’obtenir « des quantités et des tarifs intéressant pour les adhérents », explique Christian Arvis, président du groupe d’achat et de la FDSEA 23.

> À lire aussi : Sécheresse, « j’ai entamé mes fourrages avec un mois et demi d’avance » (06/08/2020)

En attente de trésorerie pour commander de la paille

Cette année pour répondre aux « gros besoins de paille », le groupement a dû se tourner vers l’Espagne. « En raison des rendements médiocres dans les pays de culture, nous n’avons pas trouvé de pailleurs français pour nous fournir et nous avons été obligés de contractualiser avec un espagnol », explique Christian Arvis.

Le président de la FDSEA de la Creuse note également que les prix ont explosé, car cette année les éleveurs de la Creuse devront dépenser 100 euros par tonne de paille livrée dans les cours des fermes, contre 90 euros l’an passé. « On a pris 20 euros en un an », déplore Christian Arvis.

Dans certains départements, ces achats de pailles ont été anticipés et négociés plus en amont. Dans la Creuse, cela n’a pas été possible. « Dans les élevages en Creuse, la situation est compliquée, décrit-il. Les agriculteurs n’ont pas de trésoreries. Ils attendent les aides Pac pour acheter cette paille. » Les livraisons débuteront donc en septembre et au moins 1 000 tonnes de pailles arriveront ainsi d’Espagne.

> À lire aussi : Sécheresses à répétition, les élevages de bovins en souffrance (04/08/2020)

Échange paille contre lisier

Dans les Hauts-de-France, pas de paille venue d’Espagne mais des mises en relation. « Nous avons mis en place une opération de sensibilisation afin qu’éleveurs et céréaliers puissent entrer en contact », explique Pierre Hannebique, le président de la FDSEA du Pas-de-Calais.

Dans la région, les rendements de pailles sont en retrait par rapport aux années normales. « Nous avons 30 % du tonnage de paille à l’hectare, les éleveurs sont donc en recherche de paille », constate Pierre Hannebique.

Une fois la mise en relation effectuée, il peut s’agir d’un achat ou d’un échange. « Lorsque la paille est vendue le prix moyen est de 20 à 35 euros pour une tonne de paille en andain, mais la tonne de paille peut aussi s’échanger contre deux tonnes de lisier », précise Pierre Hannbique.

D’autres opérations paille s’organisent en France, en Mayenne, par exemple, des achats avaient été anticipés dès le mois d’avril.

> À lire aussi : Sécheresse, coup de chaud sur les prairies (03/08/2020)

Marie-Astrid Batut

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