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L’État et la société impatients

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Bug. L’indicateur de suivi des pesticides, le Nodu, continue d’augmenter. Pourtant, les leviers de réduction sont connus.

Le message est clair. L’État veut une réduction significative des pesticides. « On ne peut pas continuer comme ça. Il faut que ça bouge », a martelé le ministre de l’Agriculture mi-novembre, au colloque du réseau Dephy (1), qui travaille sur le sujet.
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Le message est clair. L’État veut une réduction significative des pesticides. « On ne peut pas continuer comme ça. Il faut que ça bouge », a martelé le ministre de l’Agriculture mi-novembre, au colloque du réseau Dephy (1), qui travaille sur le sujet.

Didier Guillaume fait référence au Nodu, l’indicateur de suivi des phytos, qui continue d’augmenter. Le dernier connu, de 2016, progresse de 0,3 % par rapport à 2015. Surtout, la moyenne 2014-2015-2016 est à + 12,4 % par rapport à 2009-2010-2011.

« Transition irréversible »

À l’instar de la génération d’après-guerre qui a relevé le défi alimentaire, Didier Guillaume demande aux agriculteurs d’aujourd’hui de prendre à bras-le-corps celui de la transition agroécologique, qui est pour lui « irréversible ». « Le métier d’agriculteur a de l’avenir mais il mute. Cela se fera avec de l’accompagnement », rassure-t-il. Le nouveau plan Écophyto 2 + confirme la baisse de 25 % d’ici à 2020 et de 50 % d’ici à 2025.

Entre autres mesures, pour y arriver : la séparation de la vente et du conseil. Un projet d’ordonnance est en cours de rédaction. Le ministre compte aussi sur Dephy. « Des progrès sont réalisés dans les fermes Dephy, en particulier en polyculture-élevage, confirme Irène Félix, la référente pour cette filière. Les leviers sont connus mais paradoxalement peu diffusés, à commencer au sein de nos structures de conseil. » De même, le plan Écophyto 2 ambitionnait 30 000 fermes dans des groupes pour généraliser des pratiques économes. Elles patinent à quelques milliers.

Injonctions contradictoires

L’élevage et ses prairies offrent des opportunités de transition. « Outre leur pression sur les adventices, elles atténuent les bioagresseurs venus des cultures. C’est en contradiction avec l’injonction grandissante d’une partie des consommateurs pour moins de protéines animales dans leur alimentation », dit Irène Félix.

Le désherbage mécanique, les intercultures fourragères, les semis d’automne et de printemps alternés font partie des techniques pratiquées par les polyculteurs-éleveurs Dephy. Ça marche puisque leur IFT moyen 2015-2016-2017 est inférieur de 23 % à leur situation initiale. Reste la question du glyphosate. Le travail du sol, labour ou déchaumage + faux semis, est la première clé.

Claire Hue

(1) Dephy comprend 3 000 fermes dont 1 630 de polyculture-élevage et grandes cultures, et 40 projets expérimentaux.

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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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