error: /eom/SysConfig/MPS/LEL.fr/jsp/header/userinfo.jsp
error: /eom/SysConfig/MPS/LEL.fr/jsp/header/mobileuserinfo.jsp
error: /eom/SysConfig/MPS/LEL.fr/jsp/header/login.jsp
Imprimer Envoyer par mail Commenter

Les agriculteurs peinent encore à capter la valeur ajoutée

réservé aux abonnés

error: /eom/SysConfig/MPS/LEL.fr/jpt/leaves/service/_date_article_mod.jsp?timeMod=20190603163300&timePub=
 -
Le dernier rapport de l’observatoire de la formation des prix et des marges, a été présenté ce 3 juin 2019 par Philippe Chalmin, son président. © A. Massiot/Reportage

Le dernier rapport de l’Observatoire de la formation des prix et des marges confirme deux tendances : les prix agricoles sont déconnectés des prix à la consommation, et les agriculteurs peinent à capter la valeur ajoutée.

error: /eom/SysConfig/MPS/LEL.fr/jpt/leaves/article/article_non_abo.jsp
"> Couvrir ses coûts de production n’allait toujours pas de soi en 2018. C’est l’un des constats dressés par l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits agricoles, dont le rapport 2019 présenté ce 3 juin 2019 à Paris, diffère, sur ce plan, relativement peu des précédentes éditions… Autre constat : la variabilité interannuelle des prix, forte à l’amont de la...
Contenu réservé aux abonnés de L'éleveur laitier
error: ContentHttpServletRequest:/eom/SysConfig/MPS/LEL.fr/jpt/leaves/article/article_container.jpt
9%

Vous avez parcouru 9% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant de 2 mois de découverte à L’éleveur laitier
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Recevez la newsletter
  • > Recevez 2 numéros chez vous
J'en profite !
error: /eom/SysConfig/MPS/LEL.fr/jpt/leaves/article/article_non_abo.jsp
">

Couvrir ses coûts de production n’allait toujours pas de soi en 2018. C’est l’un des constats dressés par l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits agricoles, dont le rapport 2019 présenté ce 3 juin 2019 à Paris, diffère, sur ce plan, relativement peu des précédentes éditions… Autre constat : la variabilité interannuelle des prix, forte à l’amont de la chaîne agroalimentaire, s’estompe au niveau du consommateur. Une légère hausse des prix à la consommation est même notable en 2018, d’après le rapport présenté lundi par Philippe Chalmin, spécialiste des marchés agricoles et président de l’Observatoire.

L’élevage toujours dans le rouge

En porc, le prix de vente est passé en dessous du coût de production pour l’éleveur (incluant une rémunération du travail égale à 2 Smic par UTH), contrairement aux deux années précédentes. En viande bovine, il est désormais habituel que l’ensemble des produits et des aides ne permettent pas à l’éleveur de se rémunérer correctement (les élevages ont dégagé en moyenne entre 0,7 et 1,3 Smic selon le système de production). En production ovine, les résultats se dégradent également (entre 0,7 et 1,3 Smic également), à l’exception des systèmes pastoraux (maintien à 1,5 Smic). En lait, les systèmes de plaine parviennent à rester à l’équilibre tandis que les systèmes de montagne (hors montagnes de l’Est) ne couvrent pas leurs coûts de production. Les grandes cultures s’en sortent un peu mieux, avec des prix à la production en hausse de 10 % sur le blé tendre notamment.

Les prix à la consommation sont pourtant globalement en hausse, notamment sur les produits carnés… Qui s’en met plein les poches ? Les indicateurs de marge brute ont globalement augmenté pour le maillon abattage-découpe, comme pour la grande distribution. Les comptes de résultat de ces deux maillons, cependant, montrent que les bénéfices ne sont pas forcément au rendez-vous. Le résultat de l’industrie de la viande en 2018, plutôt stable en volaille et lapins, est en diminution pour les autres produits carnés. Les GMS accusent également une tendance à la baisse en 2017 (dernière année disponible), à 1,2 % du chiffre d’affaires avant impôt contre 1,7 % en 2016.

Le secteur industriel laitier reste, quant à lui, assez opaque. L’observatoire bute notamment sur des difficultés méthodologiques en raison de la complexité et la diversité des logiques industrielles, mais il fait aussi face à un « manque d’enthousiasme des parties prenantes », euphémise son président.

Un « ruissellement » difficile à mettre en place

L’enseignement majeur de l’observatoire est finalement que « les prix agricoles ne dépendent presque plus des prix payés par les consommateurs ». Difficile, dans ces conditions, d’organiser le « ruissellement » prévu par les États-généraux de l’alimentation ? Philippe Chalmin se contentera d’admettre que c’est une « lecture que l’on peut avoir ». Mais dans l’avant-propos du rapport, qu’il a signé, il rappelle que sur les huit années couvertes par l’observatoire, la stabilité des prix à la consommation en euros courants prédomine, « et donc leur baisse en euros constants, ce qui permet de relativiser quelque peu les polémiques récentes sur les hausses de prix que pourrait entraîner le relèvement du SRP (seuil de revente à perte) ». Toutefois, une construction des prix en marche avant, comme prônée par l’esprit des États-généraux, ne peut s’imaginer que si la logique contractuelle devenait la norme « et non, comme c’est le cas, l’exception ».

Réactions

Le fait que le relèvement des prix agricoles (2,2 %) n’aboutisse pas à une meilleure rémunération des éleveurs traduit « des difficultés croissantes pour les agriculteurs dans la répartition de la valeur ajoutée », relève l’APCA dans un communiqué, en réaction à la publication du rapport. Alors que ce rapport est le dernier à paraître avant la prise en compte des effets de la loi sur l’agriculture et l’alimentation, les représentants des chambres d’agriculture se disent « très attentifs quant à la capacité de la loi à rééquilibrer les rapports de force ».

« Les années se suivent et se ressemblent », notent de leur côté la FNSEA et JA, : « Dans la quasi-totalité des filières, [les agriculteurs] ont été dans l’incapacité de couvrir leurs coûts de production par les prix de marché en 2018. » Les deux syndicats estiment que « le rôle de l’Observatoire est majeur dans cette nouvelle construction du prix et dans la définition des « prix abusivement bas » prévue par l’ordonnance du 24 avril 2019 ».

« Les organisations de producteurs sont dorénavant, avec ces indicateurs et l’ensemble de la loi EGAlim, en capacité de mener une négociation avec leurs acheteurs, industriels ou distributeurs, qui doit ramener de la valeur », ajoutent-ils. Ce qui ne sera pas pour déplaire à Philippe Chalmin, qui a rappelé lors de sa conférence de presse que « l’Observatoire ne s’use que si l’on ne s’en sert pas… »

Pour la Coordination rurale, ce rapport « confirme une fois de plus que le premier secteur économique français, indispensable à l’ensemble de la société, sombre lentement. […] Si l’OFPM avait été reconnu par la loi comme faisant autorité pour déterminer les prix agricoles en dessous desquels ne peuvent plus descendre les prix d’achat des transformateurs et distributeurs, alors la situation aurait pu être différente. »

« Mais il n’en est rien puisqu’aujourd’hui, la Politique agricole commune ne permet plus d’organiser les productions et les marchés. Bilan : pris par la main de fer du principe de la concurrence « libre et non faussée », les producteurs travaillent à perte avec des prix de vente qui ne couvrent pas leurs coûts de production et l’OFPM ne peut que constater les dégâts. »

B. Lafeuille

Imprimer Envoyer par mail Commenter
error: /Comments/List/b477f7c4-8614-11e9-951f-02f92e7bc112
En direct

9 111 €/1 000 kg

error: /eom/SysConfig/MPS/LEL.fr/jpt/leaves/service/_date_article.jsp?timeMod=20190205160926&timePub=20190220081652

367 €/1 000 l

error: /eom/SysConfig/MPS/LEL.fr/jpt/leaves/service/_date_article.jsp?timeMod=20190205160922&timePub=20190206141459

Lait

Sodiaal rabote son prix B

error: /eom/SysConfig/MPS/LEL.fr/jpt/leaves/service/_date_article.jsp?timeMod=20181227163300&timePub=20190103182319