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Une hausse timide qui laisse la majorité sur sa faim

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Sauf rares exceptions (Bel, Isigny, LSDH), le prix du lait est loin de combler l’attente de l’amont pour renflouer des trésoreries toujours grevées par la crise de 2015-2016.

La comparaison France-Allemagne sur 2018 laisse dubitatif. Avec leur mix-produit plus favorable (part de PGC plus importante et source de valeur ajoutée supérieure) que la filière allemande, les laiteries françaises ont payé 6 €/1 000 litres de moins. Les 323,80 € du lait standard français à 38/32 arrivent tout juste devant le prix moyen du Land de Basse-Saxe, à 322,80 €, deuxième région...
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La comparaison France-Allemagne sur 2018 laisse dubitatif. Avec leur mix-produit plus favorable (part de PGC plus importante et source de valeur ajoutée supérieure) que la filière allemande, les laiteries françaises ont payé 6 €/1 000 litres de moins. Les 323,80 € du lait standard français à 38/32 arrivent tout juste devant le prix moyen du Land de Basse-Saxe, à 322,80 €, deuxième région laitière allemande, plus connue pour ses produits basiques industriels que ses PGC… Et très loin derrière, la Bavière, grosse productrice de PGC, à 345 €.

On le sait, et l’action des syndicats de producteurs français en ce sens l’illustre, la valorisation de nos PGC est la clé d’une évolution plus positive du prix du lait français.

Si on ne l’a pas encore vu en 2018, gageons que les ordonnances issues de la loi Égalim changent enfin la donne. Mais cela sera au mieux pour cette année.

Un prix 2018 loin de couvrir le prix de revient

En attendant la concrétisation sur les tarifs des marques nationales et des MDD et avec la RHF – une brise positive qui soufflerait sur les négociations en cours entre GMS et transformateurs –, la grande majorité des producteurs a vu son prix suivre un encéphalogramme quasi plat au cours de 2018.

Chez les leaders de l’industrie dont le prix avait augmenté en 2017 de 40 €, les 4 € de hausse, dans le meilleur des cas, ne sont pas près de combler l’attente du terrain. Le besoin de renflouer les trésoreries malmenées par la crise 2015-2016 est toujours là. Et on est encore loin de couvrir le prix de revient établi par Idele, à 396 € les 1 000 litres en plaine pour 2016. D’après notre observatoire, pour un lait à 42/33, on se situe en Bretagne-Pays de la Loire à 346 € chez Lactalis et Savencia, 345 € chez Sodiaal (avec 9 % de B), et 339 € chez Eurial-Agrial.

Lactalis, mieux que Sodiaal et Savencia

La hausse plus nette chez Lactalis (3 à 4 €) que chez Sodiaal (2 €) est toute relative. L’an dernier, le lavallois avait un peu moins progressé. Le coude-à-coude continue donc entre les deux poids lourds de notre industrie. Sur les cinq dernières années, moins de 0,30 € les 1 000 litres les sépare. Cette estimation vaut à référence identique, notre observatoire n’intégrant pas l’octroi de volumes plus importants et moins onéreux offert par Sodiaal.

Au fil des années, l’écart s’amenuise aussi avec Savencia dont le prix progresse de moins de 1 €. Il n’est plus, en Bretagne-Pays de la Loire, qu’à 0,60 €/1 000 litres du meilleur de Lactalis ou Sodiaal. En 2017, cet écart était de 3 € et en 2016, de 2 €. Les Savencia se consoleront avec l’annonce d’un prix de base au premier trimestre 2019 un peu au-dessus du lot (338 € dans l’Ouest).

+ 30 € pour Belet Isigny

Sans surprise, le contrat signé par Bel avec son OP, l’engageant sur un prix de base moyen de 350 €, se traduit par une hausse spectaculaire de plus de 30 €, à 364,80 € (lait à 38/32 super A, tank en propriété). Isigny-Sainte-Mère fait aussi bien à 380,80 €. La coopérative normande se place désormais à la tête de notre observatoire. Cette hausse tient au niveau élevé de la ristourne versée en 2018 (26 €/1 000 litres).

+ 34 € pour les LSDH dans le train C’est qui le patron ?!

Sur le secteur du lait liquide, la segmentation de l’offre engagée par la Laiterie Saint-Denis-de-l’Hôtel paye. LSDH progresse dans notre observatoire de 12 €, à 345,40 €. Mais pour ceux, nombreux, montés en janvier 2018 dans le train du lait C’est qui le patron ?!, leur prix a bondi de 33,70 €, à 367,10 €, avec en moyenne 27 % de leur livraison mensuelle payée sur la base de 390 € de cette filière et 10 € les 1 000 litres de prime non OGM sur le reste du lait.

Les PME-PMI de l’Est, spécialisées dans les PGC fromagers, n’ont pas connu un tel succès. Leur lait n’augmente que de 6 €, à 362,20 € pour Ermitage ULV, 338,60 € pour Milleret, et 337,30 € pour Mulin.

L’ultra-frais à la peine

Sur le marché toujours disputé de l’ultra-frais, les laiteries n’ont pas fait de miracle. Les livreurs d’Eurial Ultra Frais voient leur prix baisser de 2 €, ceux de Danone et les sociétaires d’Alsace Lait de 1 €.

Exception à la règle pour Maîtres laitiers du Cotentin (+ 6,30 €) qui a pris sur ses deniers, grâce à sa filiale France Frais, pour soutenir ses sociétaires. Avec ses produits industriels, la Prospérité Fermière n’est toujours pas à la fête, à 315 € de moyenne sur 2018.

Jean-Michel Vocoret, avec la rédaction
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