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Prim’holstein et montbéliarde travaillent à un nouvel ISU

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Génétique. La race normande a redessiné son ISU en 2018. La prim’holstein lui emboîtera le pas dès cette année… La montbéliarde d’ici deux ans.

Des trois grandes races laitières nationales, la normande est celle qui a redessiné la première son ISU, qui datait de 2012… L’occasion pour elle, en 2018, de réaffirmer sa mixité en accordant un poids très substantiel à l’aptitude viande. Il y est passé de 2,7 %, apprécié par le seul prisme de la musculature des femelles, à 17 %, enrichis d’index évaluant...
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Des trois grandes races laitières nationales, la normande est celle qui a redessiné la première son ISU, qui datait de 2012… L’occasion pour elle, en 2018, de réaffirmer sa mixité en accordant un poids très substantiel à l’aptitude viande. Il y est passé de 2,7 %, apprécié par le seul prisme de la musculature des femelles, à 17 %, enrichis d’index évaluant les capacités de la race à produire des veaux de boucherie et des jeunes bovins.

Sortie imminente de l’ISU prim’holstein

En holstein, la nouvelle formule de l’ISU est quasiment actée. Mais certaines évolutions imposent de calculer de nouveaux coefficients. Cette phase de développement, plus longue que prévu, a poussé à reporter la date de sortie du nouvel ISU, initialement envisagée en avril 2020.

Le poids de la morphologie reste à 0,15 mais la composition est modifiée. C’est sur la mamelle que les changements sont les plus importants, même si son poids passe de 0,5 à 0,4 dans l’index de synthèse morphologie. « Le volume et les attaches ont atteint un très bon niveau, ce qui nous permet de réduire le poids de la distance plancher-jarret de 0,3 à 0,1 », précise Denis Biéri, directeur de Prim’holstein France. L’équilibre sera à nouveau pris en compte dans l’index de synthèse, une spécificité française qui nécessite des adaptations dans les calculs internationaux. Et l’accent sera mis davantage sur l’emplacement et la longueur des trayons. Cela implique d’intégrer des caractères en valeur absolue (optimum intermédiaire), ce qui complique sérieusement les calculs.

Les membres se renforcent à 0,4, à égalité avec la mamelle, dans le nouvel index de morphologie. La hauteur au sacrum fait son retour dans cet index de synthèse mais avec un coefficient négatif (- 0,1). En revanche, la capacité corporelle disparaît et laisse la place à la largeur aux ischions (0,1). « Nous avons estimé que le format de la holstein est parvenu à un niveau suffisant­. Il n’est pas nécessaire de poursuivre son développement. »

Autre innovation importante, la reproduction monte à 0,25 dans l’ISU, quand la santé de la mamelle descend à 0,15. Ces deux postes avaient été nettement renforcés en 2012 et ce choix a porté ses fruits. Sur la STMA, la tendance est suffisamment marquée pour qu’il soit possible de réduire légèrement la pression. L’amélioration est un peu plus lente en reproduction. L’objectif est de progresser plus vite.

Le poids de la production reste inchangé, à 35 %, mais la MG sera affectée d’un coefficient renforcé à 0,3. D’une manière générale, les corrélations existant entre différents postes sont prises en compte dans l’ISU. Certains caractères non présents dans la nouvelle formule sont notoirement tirés par d’autres.

Hormis une interrogation sur l’intégration de l’angle du jarret dans l’index de synthèse des membres, le nouvel index est donc presque finalisé. La formule définitive devrait être adoptée par le conseil de l’OS fin juin. Elle pourra ensuite être testée à grande échelle. Les entreprises de sélection devraient pouvoir s’en servir dès l’automne afin de produire les doses des taureaux les plus intéressants avant la sortie d’index d’avril 2021. Le nouvel ISU sera publié à cette date.

Mais d’autres évolutions sont déjà prévues pour l’année suivante. Il s’agira d’incorporer dans l’ISU les gènes d’intérêt, comme le caractère sans corne, ou le CDH (qui pénalise le développement des veaux). Ils seront affectés d’un poids économique positif ou négatif, qui sera transformé en points d’index. Ils s’additionneront donc à l’ISU calculé, ce qui permettra de distinguer des taureaux par ailleurs comparables. De même, la consanguinité sera traduite en euros puis en points d’ISU, ce qui permettra d’avantager les taureaux originaux par rapport à ceux qui sont plus communs, voire trop apparentés.

Restera ensuite la question des index dits « privés », élaborés par les entreprises de sélection. « Quand toutes travaillent sur les mêmes postes, les pieds, par exemple, on peut considérer que la plus-value commerciale s’atténue avec le temps. Il peut donc être judicieux de les intégrer à l’index officiel », estime Denis Biéri. Mais ce point fait encore débat.

Les montbéliardes attendront 2022

La race montbéliarde ne s’est attelée à la mise en place de son nouvel ISU qu’en 2018. L’objectif est d’aboutir à une sortie pour les unités de sélection en 2021 et une publication officielle en 2022. À l’instar de la prim’holstein et de la normande, il s’agit pour elle d’une vraie refonte, et non d’un simple ajustement technique comme en 2012 : le nouvel index sera élaboré à partir de simulations économiques dans différents systèmes de production. Et la tâche sera délicate, pour une race qui prétend continuer de répondre aux besoins de systèmes aussi éloignés que la production de lait AOC sur le massif jurassien et celle de lait conventionnel intensif du Grand Ouest…

Cette première étape consistant à identifier l’ISU optimal sur des critères strictement économiques (sans prendre en compte la morphologie), pour cinq systèmes de production, est achevée. Reste à passer de ces cinq combinaisons à une seule pour la race.

Outre les classiques critères économiques de production laitière et de caractères fonctionnels, ces simulations ont été l’occasion de tester le poids de nouveaux index : ceux liés à la vraie aptitude bouchère de la race. À savoir – comme pour la normande –, la capacité à produire des veaux de boucherie ou des jeunes bovins. Ces deux caractères font déjà l’objet d’index établis à travers la remontée des données d’abattoirs. Il s’enrichira bientôt d’un index vaches de réforme. Mais quel sera le poids de ces critères bouchers ? C’est le sujet d’une partie des discussions en cours.

Cette approche strictement économique finalisée, la montbéliarde aura encore du pain sur la planche pour aboutir à l’ISU final. Elle parle d’y introduire de nouveaux critères tels que les conditions de naissance, la facilité de vêlage ou le tempérament. Cette étape ira de pair avec un débat sur le poids à donner à certains caractères génétiques en fonction de leur évolution.

Pascale Le Cann, Claire Hue et Jean-Michel Vocoret
Normande. Plus de poids à l’aptitude bouchère

La réforme de l’ISU en 2018 a donné plus de poids aux critères bouchers. Il est encore trop tôt pour mesurer son incidence sur la population femelle. En revanche, sur la voie mâle, elle se traduit par un top ISU moins laitier. Dans le top 20 de la sortie d’avril 2020, quasiment tous les taureaux améliorent les critères bouchers, mais seuls trois d’entre eux proposent un index lait supérieur à 1 000 kg. Ce ne sont pas les mâles qu’ont plébiscités les éleveurs l’an passé. Selon Idele, les cinq plus utilisés en 2019 dégradent la synthèse bouchère (Sybo) ou l’améliorent très peu. Ils sont en revanche bien placés en aplombs, mamelle, facilité de naissance. Il s’agit de Mephisto, Marvel, Mille DT, Number One et Newyork, moyens en lait (entre 463 kg et 844 kg dans l’indexation d’avril 2020).

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