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Franchir le pas de la monotraite

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La monotraite permet de réduire la production laitière de 25 % en moyenne. © S. Champion

Alors que la crise sanitaire du coronavirus Covid-19 complique la commercialisation de certaines familles de produits laitiers, les éleveurs sont appelés à lisser le pic printanier de production. L’interprofession (Cniel), associée à l’Institut de l’élevage (Idele), propose cinq leviers pour y parvenir. Le dernier d’entre eux : la monotraite.

La monotraite est de loin le moyen le plus efficace pour réduire les livraisons de lait. Elle permet en effet de réduire la production de 25 %, en moyenne. Toutefois, certains cahiers des charges n’autorisent pas cette pratique. En système robotisé, cela se traduit par un réglage de la fréquence de traite. « Cette technique est réversible et n’entraîne pas d’investissement spécifique », explique...
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La monotraite est de loin le moyen le plus efficace pour réduire les livraisons de lait. Elle permet en effet de réduire la production de 25 %, en moyenne. Toutefois, certains cahiers des charges n’autorisent pas cette pratique. En système robotisé, cela se traduit par un réglage de la fréquence de traite. « Cette technique est réversible et n’entraîne pas d’investissement spécifique », explique l’Institut de l’élevage (Idele).

« Néanmoins, il subsiste une perte de lait inférieure à 1,5 kg de lait par jour lors du retour à deux traites. Aucun effet ne persiste sur la lactation suivante », poursuit l’Idele. Un possible impact épigénétique sur le potentiel de production des filles est à l’étude.

L’option de la monotraite « n’est pas à soulever en priorité, notent les experts du Cniel. Mais il peut être intéressant de s’y pencher si les leviers relatifs à l’alimentation, au tarissement et aux réformes anticipées ne permettent pas de répondre aux demandes de la laiterie. »

Quelques précautions à prendre

« Le passage en monotraite cause un stress important chez la vache laitière, prévient le Cniel. Les meuglements dureront quelques jours mais les laitières s’habitueront vite, même les hautes productrices. »

La monotraite étant un facteur aggravant au niveau des concentrations cellulaires, « il est nécessaire d’avoir un troupeau sain sur ce critère », relève l’interprofession. Les taux de matière utile du lait s’en trouvent à l’inverse améliorés, notamment le taux butyreux (+2 à 6 g/kg).

Sur le volet alimentaire, « les vaches maintiennent leur niveau d’ingestion tout en produisant moins », souligne Philippe Roussel, spécialiste de la santé animale à l’Idele. Il convient donc d’adapter la ration et de réduire le coût alimentaire. Les régimes trop énergétiques, basés sur un ensilage de maïs par exemple, ne sont donc pas adaptés. L’Idele recommande la suppression complète des concentrés de production, au profit d’une « ration à dominante de pâturage », si cela est possible.

Dans le cas où une seule traite par semaine est supprimée, « l’impact sur la production est très faible et la réversibilité immédiate. Seule conséquence observée, une légère augmentation de la concentration cellulaire dans les 2 jours qui suivent la suppression d’une traite », explique Philippe Roussel.

Faire le bon choix

Cette option est l’un des cinq leviers proposés par le Cniel et l’Idele, dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire. Le tarissement et les réformes précoces, la réduction du concentré de production et la distribution de lait entier aux veaux complètent la liste. « Il n’y a pas de hiérarchie entre ces leviers, insistent les experts du Cniel. Tout dépend de la situation de l’élevage, des demandes de réduction et des mesures compensatoires. Ces options engendrent pour la plupart une réorganisation du travail, c’est pourquoi il est essentiel de prendre contact avec les conseillers d’élevage pour convenir de la stratégie la plus adaptée. »

Pour plus d’informations, un dossier complet est disponible sur le site de l’Idele.

> À lire aussi : Modérer l’apport de concentré de production (20/04/2020)

> À lire aussi : Distribuer du lait entier aux veaux (21/04/2020)

> À lire aussi : Allonger la période sèche des vaches (22/04/2020)

> À lire aussi : Prendre de l’avance sur les réformes (23/04/2020)

A. Courty
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