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Allonger la période sèche des vaches

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© Sébastien Champion

Alors que la crise sanitaire du coronavirus Covid-19 complique la commercialisation de certaines familles de produits laitiers, les éleveurs sont appelés à lisser le pic printanier de production. L’interprofession (Cniel), associée à l’Institut de l’élevage (Idele), propose cinq leviers pour y parvenir. Le troisième : avancer le tarissement des vaches laitières.

D’après l’Institut de l’élevage (Idele), la durée moyenne de la période sèche est de 63 jours. L’allonger d’un mois permet d’économiser plus de 500 litres de lait pour une vache à 18 kg par jour, sans compromettre son potentiel sur les prochaines lactations.
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D’après l’Institut de l’élevage (Idele), la durée moyenne de la période sèche est de 63 jours. L’allonger d’un mois permet d’économiser plus de 500 litres de lait pour une vache à 18 kg par jour, sans compromettre son potentiel sur les prochaines lactations.

Risque sanitaire accru

« Avancer le tarissement d’un mois allonge d’autant l’exposition des vaches aux risques sanitaires », souligne Philippe Roussel, spécialiste de la santé animale à l’Idele. Pour limiter ce risque et ainsi contenir l’incidence des infections mammaires, « il faudra de préférence cibler les vaches qui sont à plus de six mois de gestation, sans signe de mammite clinique, et dont le niveau de production est inférieur à 20 kg de lait par jour », conseille l’institut technique.

Mobiliser le levier de l’alimentation peut aider sur ce dernier point. En ration complète, il est possible de créer un lot de vaches en fin de lactation, associé à une ration spécifique une semaine à quinze jours avant le tarissement anticipé. Pour les plus hautes productrices, « on peut envisager un tarissement progressif en pratiquant la traite alternée pendant trois à sept jours », ajoute l’Idele.

« Le protocole de soin devra être adapté avec le vétérinaire », relève Philippe Roussel. L’utilisation d’un obturateur, seul ou associé à un traitement antibiotique, est généralement recommandée. « Une attention particulière devra être apportée à l’application du ou des traitements : désinfection des trayons avant et après application avec un produit prévu à cet effet, rappelle le spécialiste. Lors de la pose d’un obturateur, il faut veiller à bien éliminer la bulle d’air de la seringue avant application et ne pas masser la mamelle ensuite. »

Éviter le surengraissement des taries

« Maintenir le plus constant possible l’état d’engraissement de l’animal au cours de la période sèche […] permet de limiter les problèmes au vêlage et de prévenir les désordres métaboliques fréquemment rencontrés en début de lactation », rappelle l’Idele. Une alimentation fibreuse sur les quinze premiers jours aide à la bonne involution de la mamelle. « Il s’agit d’assurer l’encombrement du rumen avec une moindre valeur énergétique pour limiter l’engraissement », commente Philippe Roussel.

Par la suite, la ration doit « se contenter » de couvrir les besoins d’entretien et de gestation de la vache, autour de 10 UFL. Le tarissement anticipé étant propice à une consommation excessive, il est préférable d’éviter le maïs ensilage. Le pâturage de prairies riches en légumineuses est également à écarter, « le risque d’œdèmes mammaires étant accru », explique Philippe Roussel.

Dans tous les cas, « les taries ne doivent pas être isolées en pâture, sans visite quotidienne insiste l’expert de l’Idele. Le suivi de l’état d’engraissement et de la mamelle des animaux est fondamental, d’autant plus quand la période sèche est allongée. »

Faire le bon choix

Cette option est l’un des cinq leviers proposés par le Cniel et l’Idele, dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire. Les réformes précoces, la réduction du concentré de production, la distribution de lait entier aux veaux et la monotraite complètent la liste. « Il n’y a pas de hiérarchie entre ces leviers, insistent les experts du Cniel. Tout dépend de la situation de l’élevage, des demandes de réduction et des mesures compensatoires. Ces options engendrent pour la plupart une réorganisation du travail. C’est pourquoi il est essentiel de prendre contact avec les conseillers d’élevage pour convenir de la stratégie la plus adaptée. »

À lire aussi : Modérer l’apport de concentré de production (20/04/20)

À lire aussi : Distribuer du lait entier aux veaux (21/04/20)

A. Courty
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