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Paratuberculose : les signes cliniques qui doivent alerter

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Dépistage. Contre la maladie, des mesures techniques visent à limiter les contaminations.

Dans un élevage holstein, où nous passons toutes les trois semaines, parmi les animaux à suivre après vêlage se trouve une génisse de 26 mois. Elle a mis bas depuis 45 jours et apparaît un peu maigre (NEC 2), mais les autres paramètres sont au vert : elle rumine, elle produit du lait correctement et semble bien commencer sa carrière.
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Dans un élevage holstein, où nous passons toutes les trois semaines, parmi les animaux à suivre après vêlage se trouve une génisse de 26 mois. Elle a mis bas depuis 45 jours et apparaît un peu maigre (NEC 2), mais les autres paramètres sont au vert : elle rumine, elle produit du lait correctement et semble bien commencer sa carrière.

Lors de la visite suivante, trois semaines plus tard, la génisse n’est toujours pas inséminée et apparaît encore plus amaigrie (NEC 1,75). Ses matières fécales sont plutôt liquides. Quelques prélèvements de sang et de bouses révèlent l’absence de parasitisme et des valeurs sanguines normales. Mais sans activité ovarienne, cet animal sera probablement en retard à l’insémination.

Le diagnostic

Encore trois semaines plus tard, la génisse n’a plus beaucoup de lait, son état corporel reste maigre (NEC 1,75) et ses fèces toujours liquides. Je réalise alors une prise de sang pour faire une sérologie paratuberculose ainsi qu’un prélèvement de bouses pour analyse PCR. Le résultat est positif à la tuberculose ! Vu son état de maigreur et sa souffrance, l’animal est euthanasié à la réception des résultats.

Une maladie à l’origine de mauvaises performances

La paratuberculose est responsable d’amaigrissements et de diarrhées chroniques pouvant entraîner la mort des animaux. Mais elle est aussi à l’origine d’un recul de la production laitière, du poids de carcasse et, plus globalement, de la longévité des animaux, avec un risque de réforme accrue. La maladie provoque, en outre, une immunodépression avec des résultats sanitaires pénalisants dans les cheptels concernés (mortalité des veaux, maladies des adultes, taux cellulaires élevés…). C’est pourquoi, face à de mauvaises performances persistantes, il faut garder à l’esprit la possibilité d’une contamination.

La contamination se fait essentiellement à travers les bouses des animaux excréteurs avant l’âge de 6 mois, notamment par voie orale.

Les bonnes pratiques

Un dépistage par sérologie de tout le troupeau est réalisé pour évaluer la prévalence de la maladie. Cette méthode, qui permet de déceler les anticorps dans le sang, reste une analyse à faible coût, à forte spécificité (supérieure à 95 %), mais dont la sensibilité n’est pas parfaite (environ 50 % de faux négatifs). Des mesures sont mises en place, pour limiter les risques de contamination et d’expression clinique de la maladie au sein du troupeau :

isolement des animaux positifs ;

réforme des animaux positifs et de leur descendance ;

maîtrise sanitaire des achats : vérification préalable du statut du cheptel vendeur et contrôle paratuberculose de chaque animal de plus de 18 mois ;

maîtrise de l’hygiène autour du vêlage, et séparation des colostrums des mères positives et négatives.

D’autres facteurs zootechniques, favorables à l’expression clinique de la maladie (amaigrissements et diarrhées chroniques), donc aux conta­minations devront faire l’objet d’une attention particulière : transitions alimentaires, parasitisme et carences en oligoéléments. Le respect des bonnes pratiques d’élevage a aussi son importance : concentration animale, disponibilité et propreté des abreuvoirs, propreté des animaux. De plus, la gestion des effluents est aussi un sujet majeur pour les élevages ayant des animaux positifs : il faut éviter d’épandre les fumiers issus d’animaux positifs sur des prairies pâturées par des veaux de moins de 6 mois.

Un bacille très résistant

Car même si le compostage réduit le risque de transmission par les bouses, le bacille de la paratuberculose est très résistant, même en milieu extérieur.

Pour la petite histoire, la génisse euthanasiée était née dans l’élevage, mais d’une vache achetée à l’extérieur. D’où l’importance d’un contrôle sérologique de la mère si l’animal acheté est âgé de moins de 18 mois. Ce qui n’avait pas été réalisé.

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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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