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Des incertitudes sur l’évolution des prix

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En quatre ans, la production australienne a chuté de 11%, à 9Mt. Le cheptel a reculé dans les mêmes proportions : 5 200 élevages laitiers en 2019 avec 275 VL en moyenne à 6 300 kg/VL.© Pascal Parrot

Après une campagne 2019 favorable, la filière laitière néo-zélandaise est dans l’incertitude liée au contexte post-Covid. L’Australie apparaît de moins en moins dépendante du marché export.

Lors de la campagne 2019-2020, les exportations néo-zélandaises ont progressé de 12 % pour établir un record de 11 Md€, soit 95 % de la production nationale. Cela malgré une baisse des effectifs qui se poursuit (-3 %, soit 4,9 millions de têtes) et une collecte en léger recul en volume (-0,4 %), mais pas en matière sèche (+0,7 %). Dans ces conditions, le prix Frontera enregistrait une progression...
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Lors de la campagne 2019-2020, les exportations néo-zélandaises ont progressé de 12 % pour établir un record de 11 Md€, soit 95 % de la production nationale. Cela malgré une baisse des effectifs qui se poursuit (-3 %, soit 4,9 millions de têtes) et une collecte en léger recul en volume (-0,4 %), mais pas en matière sèche (+0,7 %). Dans ces conditions, le prix Frontera enregistrait une progression de 18 %, à 290 €/1000 litres + 10 € de dividendes, « c’est-à-dire le quatrième meilleur prix des vingt dernières années, précise Mélanie Richard, du Cniel, lors d’une visio- conférence organisée par Idele. Le pays a su profiter d’une forte demande sur les marchés internationaux et d’une dépréciation du dollar néo-zélandais par rapport au dollar US. Les ventes de poudres grasses (46 % des volumes et 38 % de la valeur) ont profité de cette embellie, mais aussi le lait de consommation et les poudres infantiles pour lesquelles des investissements ont été consentis. La destination prioritaire reste la Chine où les exportations atteignent un niveau inégalé avec 40 % des volumes, soit une progression de 23 % dans un contexte où les Chinois poursuivent leurs investissement dans la filière néo-zélandaise et où un accord de libre-échange renforcé a été signé entre les deux pays.

Fonterra annonce un prix à la baisse

En raison de conditions météo défavorables, en particulier dans le nord de l’île, l’année 2020 a débuté avec une production en baisse de -1 % au cours des cinq premiers mois. Cette baisse cumulée au creux de collecte saisonnier et à une meilleure maîtrise sanitaire du Covid a permis d’atténuer les effets de la crise. « Le prix des ingrédients néo-zélandais a globalement mieux résisté que ceux de l’UE et des USA. » En effet, entre février et mai 2020, le cours de la poudre maigre a perdu environ 500 dollars/t pour s’établir à 2638 dollars/t. C’est deux fois plus aux USA et en UE, où les cours sont descendus respectivement à 2410 dollars dans l’UE et 2252 dollars/t aux USA. Les expéditions vers la Chine qui concentrent 40 % des volumes se maintiennent bien, mais sont en recul vers les autres destinations. « Ces incertitudes concernant l’évolution de la demande se traduisent par un prix du lait prévisionnel en baisse dans une fourchette d’une amplitude inédite : Fonterra annonce un prix pour la campagne 2020-2021 compris entre 217 et 278 €/1000 litres de lait standard 38/32, c’est-à-dire une baisse de 4 à 25 % selon les scénarios. »

L’Australie se recentre sur son marché intérieur

En Australie, après une année 2019 exceptionnellement sèche (- 40 % de précipitations), la production du début d’année connaît un rebond de 5 % grâce à un été austral plus humide. Cela s’accompagne d’un prix du lait à la production à la hausse, malgré un ralentissement des exportations à partir d’avril lié au confinement. « Le pays est de plus en plus tourné vers son marché intérieur, explique Gérard You, d’Idele : ses exportations sont passées de 6 Mt en 2002 (60 %) à 2,8 Mt en 2019 (35 %). L’Australie est aujourd’hui un exportateur secondaire et le sera encore davantage à l’avenir. » À l’image de l’UE, on assiste en effet à une montée en gamme de la production : la forte baisse des volumes de poudres grasses et beurre exportés est compensée en valeur par le fromage et le lait infantile. Sur ce marché, la Chine devient, là encore, un débouché de plus en plus important : avec le Japon, elle représente 60 % des volumes exportés.

Jérôme Pezon
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