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Jusque-là, tout va bien pour l’UE

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Leader. L’Union européenne est le premier exportateur de préparations infantiles, de poudre maigre et de fromages. En premier lieu vers la Chine mais aussi le Mexique et le Japon. © Pierre Gleizes

Optimisme. L’Europe domine ces marchés annoncés en expansion au point d’en oublier le risque d’une nouvelle crise.

La croissance de la production mondiale de lait dans les grands bassins exportateurs apparaît modérée en 2018 et devrait le rester en 2019. L’UE, qui avait largement déstabilisé les marchés depuis trois ans, s’est débarrassée de ses stocks et a ralenti sa production à partir de mi-2018. La reprise de la collecte européenne sera lente en 2019, tout comme aux États-Unis. La production néo-zé...
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La croissance de la production mondiale de lait dans les grands bassins exportateurs apparaît modérée en 2018 et devrait le rester en 2019. L’UE, qui avait largement déstabilisé les marchés depuis trois ans, s’est débarrassée de ses stocks et a ralenti sa production à partir de mi-2018. La reprise de la collecte européenne sera lente en 2019, tout comme aux États-Unis. La production néo-zélandaise pourrait plafonner et celle de l’Australie a été laminée par une énorme sécheresse. La demande en produits laitiers reste dominée par la Chine qui représente un quart des importations mondiales. Elle est aussi très ferme dans les pays émergents. Pour 2019, les marchés paraissent donc bien équilibrés. Cela se traduit par un redressement des cours de la poudre de lait. Un optimisme menacé par la perspective d’un Brexit sans accord et d’un durcissement de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine.

Reflux de produits irlandais

Si le Royaume-Uni quitte l’UE le 31 octobre prochain sans accord, des droits de douane s’appliqueront. Or, le Royaume-Uni, autosuffisant à 85 % en produits laitiers, importe majoritairement de l’UE et surtout de l’Irlande. La France est son deuxième fournisseur, avec 269 000 t exportées. En prévision d’un non-accord, le gouvernement britannique a déjà annoncé ses droits de douane. Ils sont à 0 % sur la majorité des produits laitiers (sauf cheddar et beurre) afin de ne pas créer d’inflation pour le consommateur anglais qui continuera à acheter des produits laitiers européens. Les exportations françaises seraient donc peu affectées. Mais les observateurs craignent surtout une dévaluation forte de la livre sterling après le Brexit et un reflux des produits irlandais sur l’UE qui perturberaient considérablement les marchés.

400 €/1 000 l en 2030 ?

Au-delà de 2019 et de ce risque Brexit, vu de Bruxelles, la DG Agri affiche toute sa confiance dans la demande mondiale d’ici à 2030. Elle la situe en hausse de 1 Mt/an sur la prochaine décennie. La Chine sera toujours le premier importateur de produits laitiers, l’Afrique aura pris plus d’importance. La poudre 0 % sera moins demandée, les achats de fromages resteront constants, mais ce sont les produits à haute valeur ajoutée qui domineront.

Toujours selon Bruxelles, l’UE sera le leader de ce marché mondial et comme l’augmentation de la production européenne­ restera modeste, le prix du lait approchera les 400 €/1 000 l en 2030. Des prévisions qui prêtent à sourire, surtout quand Sophie Hélaine, de la DG Agri, ajoute : « Une crise laitière peut arriver à tout moment pour des raisons de climat, de spéculation ou tout autre événement. » Et l’Europe saura-t-elle réguler en cas de crise ? « C’est aux opérateurs de s’organiser pour réguler leur production, mais l’outil de l’intervention continuera à fonctionner. » Nous voilà rassurés.

Dominique Grémy

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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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