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Nouvelle piste sur l’origine de l’ESB

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Suspicion de vache folle sur une vache holstein (trouble de l’équilibre, titubation, tête basse). © Claudius Thiriet

Le mystère qui plane sur l’origine de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), apparue pour la première fois en 1986 au Royaume-Uni, est en passe d’être mis à jour. Les dernières recherches vont dans le sens d’une contamination interspécifique.

« En Europe, les mesures prises par les autorités sanitaires dès le début des années 1990 ont permis de maîtriser les risques associés à l’épidémie de l’ESB […] quasi éteinte aujourd’hui. » Mais pour les chercheurs de l’Inra et de l’école nationale vétérinaire de Toulouse, la menace de la « vache folle » ne relève pas encore...
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« En Europe, les mesures prises par les autorités sanitaires dès le début des années 1990 ont permis de maîtriser les risques associés à l’épidémie de l’ESB […] quasi éteinte aujourd’hui. » Mais pour les chercheurs de l’Inra et de l’école nationale vétérinaire de Toulouse, la menace de la « vache folle » ne relève pas encore du souvenir.

Dans une étude publiée le 16 décembre 2019, les scientifiques ont démontré que la réplication du prion (1) responsable de la tremblante atypique des petits ruminants induisait la production de particules d’ESB chez les bovins. Cette découverte va dans le sens d’une contamination interspécifique.

Pour rappel, l’ESB se caractérise « par l’apparition de symptômes nerveux sur des animaux adultes qui conduisent progressivement, entre un et six mois, et inéluctablement vers la mort », explique le ministère de l’Agriculture. Les symptômes peuvent être d’ordre locomoteur, sensoriel et comportemental. « L’exposition des consommateurs à l’ESB a été à l’origine de l’émergence du variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob », précise l’Inra.

Rester vigilant

« Le risque de voir ré-émerger l’ESB à partir de cas de tremblante des petits ruminants plaide pour un maintien des mesures les plus fondamentales qui ont permis ces vingt dernières années de protéger les consommateurs et les filières de production de la maladie », alerte l’Inra.

La législation européenne actuelle inclut les mesures suivantes :

  • Interdiction d’utiliser des protéines animales dans l’alimentation des animaux d’élevage ;
  • Dépistage post-mortem des animaux à risque ;
  • Élimination systématique des tissus présentant un risque élevé d’être infecté par l’ESB ;
  • Destruction des carcasses positive à l’ESB et abattage des cheptels sources.
A. Courty

(1) « Les maladies à prions sont des maladies rares, caractérisées par une dégénérescence du système nerveux central et la formation d’agrégats d’une protéine spécifique (prion pathogène). » Définition de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

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