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Un accord de libre-échange à risque avec la Nouvelle-Zélande

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La Nouvelle-Zélande est le premier exportateur mondial de produits laitiers avec 20,5 millions de tonnes-équivalent lait par an. © Carole Hiet/GFA

En Océanie, et principalement en Nouvelle-Zélande, les fortes disponibilités de produits laitiers à l’export risquent de peser sur le marché européen si un accord commercial avec l’Union européenne venait à se concrétiser.

L’Australie et la Nouvelle-Zélande sont deux grands bassins exportateurs de produits laitiers. Leurs expéditions vers l’Europe sont aujourd’hui limitées par les barrières douanières qui protègent le marché commun. Mais les négociations en cours depuis 2018 sur un potentiel accord de libre-échange pourraient bien changer la donne. Le ministère de l’Agriculture a publié la synthèse d’une...
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L’Australie et la Nouvelle-Zélande sont deux grands bassins exportateurs de produits laitiers. Leurs expéditions vers l’Europe sont aujourd’hui limitées par les barrières douanières qui protègent le marché commun. Mais les négociations en cours depuis 2018 sur un potentiel accord de libre-échange pourraient bien changer la donne. Le ministère de l’Agriculture a publié la synthèse d’une étude d’impact réalisée par le cabinet ABCIS, le 4 novembre 2020. Et les conclusions sont inquiétantes.

Droits de douane dissuasifs

À l’heure actuelle, 95 % du lait collecté en Nouvelle-Zélande est exporté, contre un bon tiers en Australie. « La place prépondérante du pâturage réduit les coûts alimentaires et les investissements nécessaires », souligne le ministère. ABCIS montre qu’il en découle « des prix à la production plus faibles qu’en France, de l’ordre de 7,5 à 20 % pour le lait. » Et si les sécheresses à répétition ralentissent la collecte australienne et son disponible exportable, « la production laitière néo-zélandaise connaît une croissance très importante depuis les années 1990 : +132 % entre 1996 et 2016. »

Résultat, les cours océaniens, en particulier néo-zélandais, sont généralement plus attractifs. Néanmoins, les auteurs de l’étude constatent que « ni la Nouvelle-Zélande, ni l’Australie ne saturent plus leurs contingents [européens pour les produits laitiers] depuis 2010, en raison, selon eux, de droits de douane intracontingentaires encore relativement élevés et de rigidités dans l’attribution des volumes contingentaires » par rapport à d’autres destinations. Un accord de libre-échange ferait sauter ce frein.

Peu d’opportunités pour le marché laitier européen

D’après l’analyse d’ABCIS, la balance des risques et des opportunités ne penche donc pas en faveur des éleveurs laitiers européens. Et c’est la Nouvelle-Zélande qui inquiète le plus. Si les droits de douane venaient à chuter, voire à disparaître, les experts estiment qu’il y aurait « à la fois un risque d’envois réguliers et importants, pour certains ingrédients sur lesquels elle est très compétitive et un risque d’envois opportunistes d’autres ingrédients laitiers, en cas de hausse des prix européens ou de saturation du marché mondial. » Et comme si cela ne suffisait pas, « des accès à droit nul ou très réduits neutraliseraient l’efficacité du mécanisme européen d’intervention sur le beurre et la poudre maigre ».

De l’autre côté de la balance, les opportunités ouvertes au marché laitier européen peinent à rivaliser. En Nouvelle-Zélande, les produits laitiers européens sont globalement peu compétitifs, d’autant que « les avancées que peut espérer l’Union européenne en matière tarifaire sont limitées ». En Australie, la démographie est plus dynamique et des barrières tarifaires significatives subsistent, comme pour les fromages. Mais le pays dispose déjà de partenaires commerciaux sur ce segment.

Alexandra Courty
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