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Ils ont fait appel au financement participatif

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Investissement. Financer une partie de son projet via du crowdfunding, c’est ce qu’ont fait Damien Lecuir et Pierre Carensac.

Le financement participatif (ou crowdfunding) s’installe en France. Ce sont des dons avec ou sans contrepartie, des prêts rémunérés ou non, et des investissements dans le capital de sociétés. Tous secteurs confondus, l’an passé, 402 M€ ont été collectés à partir de plateformes internet. C’est une progression de 20 % par rapport à 2017. « L’agriculture n’é...
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Le financement participatif (ou crowdfunding) s’installe en France. Ce sont des dons avec ou sans contrepartie, des prêts rémunérés ou non, et des investissements dans le capital de sociétés. Tous secteurs confondus, l’an passé, 402 M€ ont été collectés à partir de plateformes internet. C’est une progression de 20 % par rapport à 2017. « L’agriculture n’échappe pas à ce phénomène, indique Olivier Bohn, conseiller à la chambre d’agriculture de Moselle, spécialisé dans le crowdfunding. Le secteur agricole utilise deux démarches : les dons avec contrepartie [NDLR : lait offert, visite de ferme, etc.] et les prêts rémunérés. » Trois plateformes occupent principalement le marché : la leader Miimosa, BlueBees et Tudigo.

Un financement qui s’ajoute aux autres

Pour Olivier Bohn, c’est un mode de financement qui s’ajoute à celui de la banque, aux aides à l’investissement et aux prêts à taux zéro proposés dans certaines régions. « Consi­déré comme un apport privé par la banque, il peut être le coup de pouce décisif pour obtenir son accord de financement. »

C’est que les montants collectés ne sont pas faramineux. Chez Miimosa, la moyenne des dons avec contrepartie est de 6 500 €, celle du prêt rémunéré de 50 000 € (taux d’intérêt de 2 à 5 % selon les dossiers, remboursement sur quatre à cinq ans). Les projets concernent surtout la vente directe et la transformation à la ferme. Mais, depuis janvier, la plateforme élargit son activité à la méthanisation, le photovoltaïque, etc. (Miimosa transition). « Le montant moyen du prêt est plus élevé : 300 000 € », indique-t-elle.

Une étude prévisionnelle

Bien évidemment, le financement participatif n’exonère pas d’une étude approfondie sur la faisabilité technico-économique du projet, réalisée avec ses conseillers technique et de gestion. De même, une étude de marché est nécessaire s’il s’agit de vente directe ou de transformation à la ferme. Fragile, le projet risque d’être refusé par la plateforme, en particulier dans le cadre d’un prêt. « Avec un prêt, il faut prévoir un peu plus de trésorerie, complète Olivier Bohn. La période de remboursement est plus courte qu’un prêt bancaire et le taux d’intérêt un peu plus élevé. » De même, il faut étudier avec son conseiller de gestion la fiscalité liée au don.

Un flou sur la fiscalité des dons avec contrepartie

« S’il est avec une contrepartie mais inférieur à 60 000 €, a priori il n’est pas fiscalisé car considéré comme une “activité planifiée d’accessoire et désintéressée”. Mieux vaut consulter son conseiller car il existe un flou sur le sujet. » Les donateurs, eux, ne bénéficient pas de crédits d’impôts car ces dons ne sont pas d’utilité publique. La famille et les amis sont généralement les principaux donateurs. Miimosa encourage d’ailleurs à les solliciter. Pour les prêts, elle s’appuie sur son réseau de contributeurs. Afin d’éviter les arnaques, les plateformes sont agréées par l’État sous le statut de conseiller en investissement participatif. Elles doivent adhérer à l’association Financement Participatif France.

Claire Hue
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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