S'abonner
Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

« Nouvelle attaque contre le lait cru »

réservé aux abonnés

 -
© Jérôme Chabanne

Pour la Confédération paysanne, le « rappel des précautions à prendre » du ministère de l’Agriculture vis-à-vis des fromages au lait cru s’inscrit dans une politique sanitaire « inadaptée et anxiogène ».

« Cette pression politique pourrait conduire, à terme, à éliminer les fromages fermiers au profit du monopole industriel », s’inquiète le syndicat dans un communiqué publié le 28 mai. Près de deux mois après les vives réactions suscitées par l’élargissement de l’AOP Normandie aux camemberts au lait pasteurisé et différentes procédures de rappel de fromages...
Contenu réservé aux abonnés de L'éleveur laitier
pour vous connecter et poursuivre la lecture
16%

Vous avez parcouru 16% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant de 2 mois de découverte à L’éleveur laitier
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Recevez la newsletter
  • > Recevez 2 numéros chez vous
J'en profite !

« Cette pression politique pourrait conduire, à terme, à éliminer les fromages fermiers au profit du monopole industriel », s’inquiète le syndicat dans un communiqué publié le 28 mai. Près de deux mois après les vives réactions suscitées par l’élargissement de l’AOP Normandie aux camemberts au lait pasteurisé et différentes procédures de rappel de fromages, c’est une publication du ministère qui fait désormais débat au sein de la filière.

Recommandations des autorités sanitaires

D’après la note du ministère datant du 30 avril 2019, « les autorités sanitaires (Direction générale de l’alimentation ou DGAL, NDLR) recommandent aux populations fragiles de ne pas consommer de lait cru ni de fromages au lait cru du fait d’une contamination possible du lait par des bactéries pathogènes non éradiquées par un traitement thermique préalable à sa mise sur le marché. Ces préconisations concernent les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes ainsi que les personnes immunodéprimées ».

La Confédération paysanne a annoncé son intention de rencontrer la DGAL afin de mettre en lumière les fondements scientifiques des affirmations contenues dans la note ministérielle.

Défendre le patrimoine gastronomique

Le syndicat, qui souhaite promouvoir la richesse du lait cru et le savoir-faire paysan, s’appuie sur les données de l’Institut de veille sanitaire (INVS) qui définit les toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) comme suit : « Apparition d’au moins 2 cas similaires d’une symptomatologie en général gastro-intestinale, dont on peut rapporter la cause à une même origine alimentaire. »

Sur les TIAC déclarées en 2017, le fromage et les produits laitiers étaient directement suspectés dans 3 % des cas totaux et dans 7 % des cas où les bactéries du genre Salmonella étaient impliquées, derrière les œufs (22 %). Toujours d’après la synthèse de l’INVS sur la surveillance des TIAC, sur les 18 alertes produits en 2017 (données les plus récentes), deux concernaient des fromages au lait cru (présence de staphylocoques).

« Nous n’affirmons pas que le risque est nul […] mais plusieurs études suggèrent, à l’inverse, que le lait cru permettrait un renforcement du système immunitaire et une réduction des allergies », conclut le syndicat, pour qui cette nouvelle attaque « injustifiée est dommageable pour les productrices et producteurs ».

« Le lait de chèvre n’est pas épargné »

La publication de la note ministérielle a également froissé la Fnec, la Fédération nationale des éleveurs de chèvre, qui regrette amèrement « l’impact immédiat et direct de ces recommandations sur les producteurs de fromages fermiers, avec le refus du jour au lendemain de prendre des produits au lait cru dans les collectivités » dans un communiqué paru le 29 mai.

Le syndicat se dit inquiet des conséquences qu’une telle communication « peut avoir sur le grand public et rappelle l’engagement de la filière sur la question sanitaire notamment via le développement d’outils interprofessionnels approuvés par les autorités sanitaires françaises et européennes à l’image du Guide de bonnes pratiques d’hygiène européen en transformation du lait à la ferme. »

A. Courty
Imprimer Envoyer par mail Commenter
Commenter cet article 0 commentaires
En direct
Afficher toutes les actualités

Dans la même rubrique

Sélectionné pour vous

Sélection bovine des taureaux et des hommes

45€

Disponible

AJOUTER AU PANIER

Le vêlage : Complications du vêlage, maladies des nouveaux-nés et colostrum

29€

Disponible

AJOUTER AU PANIER

Maladies parasitaires du mouton 4ème edition

29€

Disponible

AJOUTER AU PANIER