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Les éoliennes « tueuses » devant la justice

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Mortalité. Un couple de Nozay (Loire-Atlantique) déplore la perte de 400 animaux depuis 2012, date de mise en service d‘un parc éolien à proximité de l’élevage. © DR
L’affaire pourrait bien devenir un vrai pavé dans la mare : la plainte déposée pour « trouble anormal du voisinage » par deux exploitations laitières, contre le promoteur allemand (KGAM) du parc éolien des Quatre Seigneurs, implanté près de Nozay (Loire-Atlantique). Elle sera instruite par le tribunal judiciaire de Nantes à partir du 4 avril. À Puceul, l’une des quatre communes concerné...
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L’affaire pourrait bien devenir un vrai pavé dans la mare : la plainte déposée pour « trouble anormal du voisinage » par deux exploitations laitières, contre le promoteur allemand (KGAM) du parc éolien des Quatre Seigneurs, implanté près de Nozay (Loire-Atlantique). Elle sera instruite par le tribunal judiciaire de Nantes à partir du 4 avril. À Puceul, l’une des quatre communes concernées, Didier et Murielle Potiron déplorent la perte de 400 bêtes depuis la construction du parc, en 2012. « Les vaches ne se déplacent plus pour manger et refusent de rentrer dans la stabulation », constatent-ils par ailleurs.

La fixation des huit turbines, dont une sur leurs terres, aurait créé des failles d’eau dans la roche, qui passent sous leurs bâtiments, selon l’expertise d’un géobiologiste.

Des effets aussi sur l’homme

Le couple lui-même, et sa voisine éleveuse, Céline Bouvet, en subissent les effets : fatigue, douleurs musculaires, maux de tête, insomnies… Aucune des nombreuses expertises sollicitées (mesure des infrasons électromagnétique, audits électriques, évaluation géologique, autopsies vétérinaires) n’a identifié une autre cause. Et le rapport de la commission d’enquête, mandatée par la ministre, Barbara Pompili, se fait attendre.

« Les résultats devaient être rendus publics en décembre, fin janvier nous n’avons toujours rien », constate Murielle Potiron. Dès lors, les éleveurs placent leurs espoirs dans l’audience publique du mois d’avril et espèrent de nombreux soutiens. « On s’en sort au prix de sacrifices et parce qu’à 54 ans, nous avons les reins solides, mais les factures commencent à être difficiles à régler. » D’autant plus que le promoteur refuse de prendre part à la réunion organisée par le sous-préfet, visant à arrêter le parc éolien pendant sept jours pour établir si celui-ci est bien responsable. Les éleveurs seront assistés par l’avocat de l’Association nationale Animaux sous tension (Anast) qui suivrait, d’ici fin avril, trois procédures similaires engagées par des éleveurs devant les tribunaux.

Jérôme Pezon
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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