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Pays-Bas : les éleveurs en colère

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À Zwolle, le 6 juillet, manifestation spontanée. Les éleveurs ont bloqué la centrale d’achat Albert Heijn, et ainsi empêché l’approvisionnement de 230 magasins. EPA/VINCENT JANNINK [Photo via MaxPPP]

Après les grandes manifestations d’octobre, les éleveurs retournent sur les routes pour protester contre de nouvelles règles sur les concentrés distribués aux bovins laitiers.

Le vote des députés début juillet en faveur d’un plafonnement de la richesse en protéines des concentrés a mis le feu aux poudres. Entre le 1er septembre et le 31 décembre 2020, il est demandé aux éleveurs laitiers de distribuer des concentrés dont la teneur ne dépasse pas les 16,4 % à 19,3 % selon le type de sols et la production laitière par hectare. Les éleveurs A partir des ré...
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Le vote des députés début juillet en faveur d’un plafonnement de la richesse en protéines des concentrés a mis le feu aux poudres. Entre le 1er septembre et le 31 décembre 2020, il est demandé aux éleveurs laitiers de distribuer des concentrés dont la teneur ne dépasse pas les 16,4 % à 19,3 % selon le type de sols et la production laitière par hectare. Les éleveurs A partir des réseaux sociaux, des manifestations spontanées ont eu lieu, avec par exemple des tracteurs à La Haye ou le blocage d’une centrale d’achat. Quinze jours plus tard, le 22 juillet, dans le centre du pays, à Bilthoven, deux mille producteurs ont manifesté, mais sans leurs tracteurs, les autorités les ayant interdits. Elles ont encore en mémoire les bouchons monstres provoqués par plusieurs milliers de tracteurs en octobre dernier.

Émissions d’azote : pas seulement l’agriculture

Les pouvoirs publics néerlandais font un double calcul. Le premier : plafonner l’azote dans les concentrés permettra de limiter son rejet dans l’atmosphère. Le second : fixer des valeurs maximales facilite les contrôles. Les Pays-Bas tentent de résoudre une équation difficile : la cohabitation d’une agriculture très productive, des infrastructures de haut niveau et une population dense qui génèrent trop d’émissions d’azote atmosphérique (ammoniac pour l’agriculture, oxydes d’azote pour les transports et l’industrie). Dans un pays deux fois plus grand que la Bretagne mais avec cinq fois plus d’habitants, fermes, réseaux routiers et habitations sont entremêlés. « Ce n’est pas une équation à deux mais à trois inconnues », estime Jan Roelof Ravlingh, éleveur laitier à la tête de 70 vaches, près de Meppel, dans le nord des Pays-Bas. « C’est toute l’économie néerlandaise qui est concernée par la réduction des émissions d’azote dans l’air, pas uniquement l’agriculture. Si le secteur agricole réduit ses émissions, cela donnera des capacités d’investissements pour la construction de logements et de routes. » Il va même plus loin : « décourager les producteurs à exercer leur métier libérera des terres pour satisfaire des besoins en logements toujours en augmentation. »

Rebondissements

Les Pays-Bas n’en finissent pas de courir après des solutions de protections environnementales. Elles donnent lieu à de réguliers rebondissements, parfois incroyables. C’était le cas hier. Selon l’association AgriFacts, le gouvernement n’est pas en mesure de justifier les teneurs en protéines maximales des concentrés retenues à partir de septembre. « Un fonctionnaire semble avoir calculé ces nouvelles normes alimentaires. Nous ne savons pas s’il peut reproduire ces calculs [..] et il est actuellement en vacances », écrit-elle sur son blog. AgriFacts est à l’origine, avec d’autres, du débat sur les émissions d’azote atmosphériques.

Claire Hue
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