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Du sang dans le lait à la mise à l’herbe

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Salle de traite. La traite a révélé la présence de sang dans le lait pour trois des vaches du troupeau, dès la première semaine suivant la mise à l’herbe. © Cédric FAIMALI

Minéraux. Le défaut d’absorption avec l’herbe jeune a causé l’apparition de sang dans le lait.

Avec l’arrivée des beaux jours, nos vaches, qui n’ont pas de problème de confinement, ont commencé à sortir une partie de la journée. L’herbe est au rendez-vous, et la production à la hausse dans les cheptels qui pâturent. Mais dans ce troupeau en suivi dans la Vienne, l’augmentation de la production s’accompagne de l’apparition de trois cas d’hémolactation, c’est-à-dire la pré...
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Avec l’arrivée des beaux jours, nos vaches, qui n’ont pas de problème de confinement, ont commencé à sortir une partie de la journée. L’herbe est au rendez-vous, et la production à la hausse dans les cheptels qui pâturent. Mais dans ce troupeau en suivi dans la Vienne, l’augmentation de la production s’accompagne de l’apparition de trois cas d’hémolactation, c’est-à-dire la présence de sang dans le lait.

Plusieurs quartiers sont concernés

C’est un élevage prim’holstein de bon niveau, avec une production de 31 kg/VL/jour en moyenne. Les 80 vaches passent en salle de traite. Dès la première semaine de mise à l’herbe, trois vaches ont présenté des hémolactations, sans autres signes. Chez deux d’entre elles, trois quartiers sont concernés, chez la troisième, deux quartiers seulement.

Il s’agit de trois vaches entre 60 et 130 jours de gestation, avec des productions au dernier contrôle de performance (avant le début du pâturage) de 38, 40 et 47 kg de lait. Ces animaux vont bien, les quartiers sont normaux : c’est-à-dire pas d’inflammation et aucun autre symptôme, à part la présence de sang dans le lait. Cela n’est pas la première année que le phénomène se présente dans cet élevage, mais jamais avec une telle ampleur (trois vaches dans la même semaine) ni avec la même intensité (plusieurs quartiers touchés).

Retour à la normale après une simple perfusion

Le risque d’hémolactation est plus important lors de la mise à l’herbe. Cela est dû à une combinaison d’hypocalcémie et d’hypophosphatémie. Les causes sont multiples, mais elles tiennent pour l’essentiel à la teneur très élevée en potassium de l’herbe jeune pâturée au printemps. En cas d’excès d’absorption de potassium, le mécanisme qui permet de réguler la teneur en calcium et phosphore dans le sang (calcémie et phosphatémie) est réduit : cela se traduit par une moins bonne assimilation du calcium alimentaire dans l’intestin et aussi moins de réabsorption du calcium et du phosphore par les reins, donc plus de fuite de ces composants. Or, la pression dans les globules rouges est régulée par une enzyme (ATP) qui est fortement dépendante de la teneur en phosphore dans le sang des ruminants. La baisse de la calcémie et de la phosphatémie se traduit ainsi par une augmentation de la pression intraglobules rouges et des défauts de coagulation, d’où la présence de sang dans le lait.

Le traitement principal contre les hémolactations est une perfusion de gluconate de calcium. Pour cet éleveur, les choses se terminent bien : après le traitement, les quartiers récupèrent très bien, sans conséquences pour les vaches, avec une production qui se maintient.

Une carence en minéraux avec l’herbe jeune

La mise au pâturage s’accompagne généralement d’une baisse de la ration à l’auge. Des carences en minéraux et en oligoéléments peuvent alors apparaître. En effet, les apports de l’herbe pâturée sont difficiles à estimer, car dépendants de plusieurs facteurs : en début de saison de pâturage, la teneur en potassium est élevée, ce qui réduit l’absorption du magnésium, un élément généralement déficitaire dans l’herbe jeune (comme le sodium).

Or, la complémentation en calcium, sodium et magnésium, ainsi qu’en oligoéléments, est fondamentale pour les vaches, notamment pour les fortes productrices. Elle peut se faire par bolus (la forme la plus adaptée au pâturage) mais aussi sous forme liquide ou en farine. Les seaux à lécher sont moins indiqués car leur concentration en calcium est souvent faible et la consommation quotidienne est très variable au sein du troupeau. Les apports journaliers recommandés dépendent du niveau de production, mais il est nécessaire de distribuer a minima 140 g/j de calcium (jusqu’à 200 g pour une production de 50 litres), 80 g/j de phosphore et 40 g/j de magnésium.

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