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L’industrie laitière « s’écarte des scénarios catastrophes »

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Pendant la crise sanitaire, les industriels ont joué la carte de la responsabilité sociétale des entreprises. © C. Faimali/GFA

Même si le secteur laitier a été « relativement préservé » pendant le confinement, en comparaison de celui du sucre ou de la restauration, traverser la crise a demandé « opérationnalité et responsabilité » aux industriels laitiers européens. Pour le Cniel et l’Institut de l’élevage, le pire semble avoir été évité.

La crise sanitaire liée au coronavirus est survenue à l’approche du pic de collecte européen, dans un contexte où les livraisons étaient déjà particulièrement dynamiques (+1,5 % par rapport à 2019 au premier trimestre). Très vite, « les cotations beurre-poudre ont chuté, avant de rebondir à la mi-avril », a rappelé Gérard You, économiste à l’Institut...
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La crise sanitaire liée au coronavirus est survenue à l’approche du pic de collecte européen, dans un contexte où les livraisons étaient déjà particulièrement dynamiques (+1,5 % par rapport à 2019 au premier trimestre). Très vite, « les cotations beurre-poudre ont chuté, avant de rebondir à la mi-avril », a rappelé Gérard You, économiste à l’Institut de l’élevage lors d’une visioconférence organisée le 3 juin 2020.

Le secteur de la grande distribution fut salvateur pour les transformateurs. « Tout n’est pas rose, notamment dans le milieu du fromage de tradition, mais on s’écarte des scénarios catastrophes et d’une possible constitution de stocks d’intervention d’ingrédients laitiers », souligne Benoît Rouyer, directeur en charge de l’économie et des territoires au Cniel, l’interprofession laitière.

> À lire aussi : Zoom lait, la poudre européenne menace-t-elle les producteurs africains ? (12/05/2020)

Assurer la collecte

Dans ce contexte, et encore aujourd’hui, les industriels laitiers européens ont dû revoir leur stratégie à court terme pour sortir de la crise du Covid-19. « Investissements et acquisitions n’ont pas fait partie des priorités », note Benoît Rouyer. Deux défis ont été érigés comme priorité : opérationnalité et responsabilisation.

Pour le premier, il a fallu tout mettre en œuvre pour assurer la collecte des producteurs et la continuité des fabrications en s’adaptant aux mutations des modes de consommation. En dépit des craintes, le plan de régulation de la production du Cniel fait figure d’exception sur le vieux continent. « Les laiteries ont eu massivement recours à la presse pour rassurer éleveurs, fournisseurs et clients », explique l’économiste du Cniel.

« Le chamboule-tout des débouchés nous a contraint à sous-valoriser une partie des stocks (méthanisation, fonte) mais au final, il n’y a pas eu de lait jeté chez Eurial », se félicite Bertrand Rouault, à la tête de la structure. Un « succès » au prix de la modération de la collecte (–2 millions de litres en avril 2020 par rapport à 2019) et du « retour des managers sur le terrain. »

À lire aussi : Coronavirus, les éleveurs laitiers appelés à réduire leur production (23/03/2020)

La sécurité avant tout

Deuxième objectif, protéger le personnel. Là encore, les sites internet des industriels et la presse ont permis de relayer les mesures de sécurité mises en place dans les usines. Mise à disposition de matériel de protection, télétravail, restriction des déplacements et des réunions et limitation de l’accès aux sites de production en sont les principaux exemples.

Autre pan de la responsabilisation des sociétés, la solidarité. En France, Danone a débloqué une aide de 250 millions d’euros à destination de ses clients et fournisseurs. Chez Savencia, une prime « de reconnaissance » a été versée aux salariés. De leur côté, Bel et Arla (basée au Danemark) ont eu recours aux dons alimentaires, au profit des hôpitaux et des associations caritatives.

Nous n’avons pas encore ressenti toute l’ampleur de cette crise économique majeure.Benoît Rouyer, directeur de l’économie et des territoires au Cniel

Si l’ère du confinement semble passée et que l’activité des transformateurs laitiers amorce un retour à la normale, « nous n’avons pas encore ressenti toute l’ampleur de cette crise économique majeure », alerte Benoît Rouyer. Le FMI prévoit un recul du PIB mondial de l’ordre de 3 % en 2020, soit la pire récession économique depuis la Seconde Guerre mondiale. Le gros du travail reste probablement à faire.

> À lire aussi : Nouvelle-Zélande, Fonterra annonce une baisse du prix du lait (03/06/2020)

A. Courty
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