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La France laitière championne du monde

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© Cédric Faimali/GFA

Selon les résultats de la veille concurrentielle internationale sur le lait de vache de FranceAgriMer, la compétitivité de la France surpasse celle de ses concurrents sur l’année 2018.

La nouvelle année commence par une bonne nouvelle. Après avoir cédé sa place aux Pays-Bas en 2017, la France se hisse à nouveau à la première place mondiale en termes de compétitivité sur le marché des produits laitiers. Les Pays-Bas et la Nouvelle-Zélande complètent le podium.
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La nouvelle année commence par une bonne nouvelle. Après avoir cédé sa place aux Pays-Bas en 2017, la France se hisse à nouveau à la première place mondiale en termes de compétitivité sur le marché des produits laitiers. Les Pays-Bas et la Nouvelle-Zélande complètent le podium.

La veille concurrentielle de FranceAgriMer évalue la compétitivité des treize principaux producteurs mondiaux (1) selon une liste de quarante indicateurs relevant de sept axes de compétitivité : macroéconomie, durabilité des ressources, potentiel de production laitière, organisation de la filière, maîtrise technique, portefeuille des marchés et capacité à conquérir les marchés. La marge sur coût alimentaire et le niveau d’endettement des producteurs sont étudiés au travers de l’axe “potentiel de production laitière”. En 2018, les bassins de production suivis par l’étude totalisent 297 milliards de litres de lait collectés, soit 43 % de la production mondiale.

À la conquête des marchés

Sur les sept axes étudiés, la France décroche la première place pour sa capacité à conquérir les marchés mondiaux. « Pour la quatrième année consécutive, la France conserve la première place de cet axe, commente FranceAgriMer. Les pays membres de l’Union européenne ont bénéficié de la signature de plusieurs traités de libre-échange en 2017, qui peuvent renforcer les débouchés au Canada (2017) et au Japon (2018). La France peut également compter sur la forte diversité des implantations industrielles de ses fleurons à l’étranger, notamment sur les marchés porteurs. » Le Nigeria, la Côte-d’Ivoire, l’Algérie, les Émirats arabes unis, le Brésil, le Mexique, les USA, le Japon, la Chine, l’Indonésie et enfin l’Union européenne figurent parmi la liste des marchés porteurs identifiés par l’institut.

À l’inverse, l’axe de compétitivité “macroéconomie” se révèle être le point faible de notre nation. À la onzième place, la France souffre d’un coût du travail élevé et d’une faible croissance démographique.

Sur les cinq axes restants, la France oscille entre la deuxième et la cinquième place :

  • Durabilité (5e) : les sécheresses répétées et la forte pression sociétale vis-à-vis de l’agriculture jouent en sa défaveur.
  • Potentiel de production (4e) : les volumes collectés, bien qu’importants, stagnent.
  • Organisation de la filière (2e) : le haut niveau de recherche est reconnu à l’international.
  • Technique (2e) : la production est stable dans le temps, la demande reste dynamique et l’offre produit diversifiée.
  • Portefeuille de marchés (4e) : la France laitière opère avec 70 partenaires commerciaux mais sa balance commerciale diminue régulièrement.

Une première place fragile

« Malgré une première place, les avantages comparatifs de la France sont de moins en moins décisifs dans un contexte international plus compétitif, alerte FranceAgriMer. La stagnation de la production et de la consommation intérieure limite les gains de productivité français. La dégradation du solde français du commerce extérieur de produits laitiers en 2018, faisant suite au ralentissement des exportations, est aussi un signe de perte de compétitivité pour l’Hexagone. »

Les Pays-Bas et la Nouvelle-Zélande sont également fragilisés par une pression environnementale croissante. L’Irlande et la Pologne pourraient bien profiter de cette baisse de vitalité. Pour le premier, « les conditions agroclimatiques s’affichent comme des facteurs de compétitivité majeurs ». La compétitivité de la Pologne repose, quant à elle, sur « les facteurs structurels de production tels que les coûts de la main-d’œuvre ou du foncier. »

Alexandra Courty

(1) Par production décroissante : États-Unis, Brésil, Allemagne, France, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Argentine, Italie, Irlande, Australie, Danemark. L’Inde, la Chine et la Russie figurent également dans la liste des plus gros producteurs de lait mais restent en marge des échanges mondiaux.

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