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Réforme amère en Bretagne

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L’État a renoncé à réduire de 15 % la ressource fiscale des chambres d’agriculture, à condition qu’elles se réforment. Car le nombre d’agriculteurs diminue et leurs besoins évoluent. Un contrat d’objectif doit être finalisé début 2020 entre l’État et ces organismes consulaires.
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L’État a renoncé à réduire de 15 % la ressource fiscale des chambres d’agriculture, à condition qu’elles se réforment. Car le nombre d’agriculteurs diminue et leurs besoins évoluent. Un contrat d’objectif doit être finalisé début 2020 entre l’État et ces organismes consulaires.

« La Bretagne a déjà beaucoup évolué, affirme le président de la chambre de Bretagne, André Sergent. Le réseau a été réorganisé entre 2015 et 2018. Et désormais, tous les salariés sont employés par la structure régionale. » Mais il reste beaucoup à faire, notamment pour résorber le déficit. La baisse des ressources atteint 8,5 M€ en trois ans, pour un budget annuel consolidé de 65 M€. La chambre bretonne se trouve en déficit chronique (1,7 M€ en 2018). La nouvelle équipe a construit son projet d’entreprise en visant un retour à l’équilibre en 2021 (+1,2 M€). Ce plan implique des suppressions de postes­, notamment dans des domaines où d’autres intervenants sont présents. La chambre abandonne les formations qualifiantes. « On compte 600 places vacantes dans les centres de formation. Il faut réduire la voilure », précise le président. Des stations expérimentales ont déjà fermé. La Bretagne cherche des partenariats pour maintenir les autres, dont celle de Trévarez, spécialisée dans le lait. Par ailleurs, des activités déficitaires vont disparaître (dossiers ICPE, bâtiments agricoles) et le service communication va être réduit. Au total, 62 postes sont supprimés et il existe des possibilités de reclassement pour 40 d’entre eux. La FGA- CFDT s’insurge contre ce plan et la moitié des salariés ont fait grève en octobre.

Un nouveau contrat entre l’État et les chambres

Et pourtant, des perspectives existent. La chambre restera impliquée dans la formation continue des agriculteurs. Cette activité pourrait même se développer, au vu des besoins croissants. La séparation du conseil et de la vente des produits phytosanitaires pourrait profiter aux chambres. Plus globalement, leur neutralité constitue un atout pour développer le conseil. André Sergent s’attend aussi à ce que l’État leur confie des missions supplémentaires dans le cadre du nouveau contrat. Reste à savoir si les compensations financières seront à la hauteur.

Pascale Le Cann
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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