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Plus de lait ne garantit pas des économies d’échelle

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Se développer. Agrandir le troupeau se traduit par une économie en main-d’œuvre, pas en investissements.

CRéalise-t-on des économies d’échelle lorsque l’on s’agrandit ? La réponse est non. C’est ce que montre l’analyse par le BTPL de quelque 350 ateliers lait en 2014 et 2015. « Un volume de lait important n’est pas gage de meilleur revenu », constate Michel Deraedt. En cause, une efficacité qui s’effrite avec l’augmentation du volume par UMO. « Dans les EBE les plus é...
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CRéalise-t-on des économies d’échelle lorsque l’on s’agrandit ? La réponse est non. C’est ce que montre l’analyse par le BTPL de quelque 350 ateliers lait en 2014 et 2015. « Un volume de lait important n’est pas gage de meilleur revenu », constate Michel Deraedt. En cause, une efficacité qui s’effrite avec l’augmentation du volume par UMO. « Dans les EBE les plus élevés (200 à 236 €/1 000 l ), on retrouve plus d’ateliers à 250 000 litres qu’à 500 000 litres. »

Annuités équivalentes quelle que soit la taille

On pourrait penser que les « gros » volumes compensent cette moindre efficacité par des annuités moins élevées. Eh bien non. Ils affichent un niveau identique à la moyenne : 64 €/1 000 l en 2015. Seul rattrapage, le coût de la main-d’œuvre qui baisse de moitié : 60 à 65 €/1000 l contre 105 à 110 € pour les 250 000 l. « Les éleveurs gagnent en productivité. Mais elle est obtenue par des investissements qui coûtent cher. » À la complexité de l’agrandissement s’ajoute celle liée à la volatilité. En 2015, première année de crise, la capacité d’autofinancement des « gros » volumes est divisée par quatre : 6 500 €/UMO contre 23 500 € en 2014. Celle des moins efficients devient même négative à - 9 800 €/UMO. « La capacité d’autofinancement des plus performants reste positive à 30 950 €. Il y a donc de l’espoir. » Encore faut-il que les éleveurs tirent parti de leurs gains de productivité, et non l’aval de la filière. En viande bovine, ce n’est pas le cas. « Depuis trente-cinq ans, leur productivité du travail a augmenté de 100 %, indique Patrick Veysset, de l’Inra, mais leur revenu ne progresse pas. » Cette meilleure productivité ne profite pas aux consommateurs. « Le prix de la viande a augmenté de 25 % alors que celui des bovins payé aux producteurs a chuté de 40 %. »

L’aval de la filière bovine a le plus gagné

Ce sont en fait l’État et l’Europe qui financent, par leurs aides, la baisse des prix. L’aval de la filière bovine (dès la sortie de la ferme) a le plus gagné en captant 61 % des ressources dégagées. « Il faut arrêter la hausse continue de la productivité du travail et revenir à l’efficacité technique. La reconquête de la valeur ajoutée se fera aussi par la défense de l’intérêt des producteurs, des labels de qualité et l’ancrage au territoire », dit Patrick Veysset.

Ces actions ressemblent fort à celles évoquées par les éleveurs laitiers aujourd’hui : la prise en compte de leurs pratiques dans la rémunération du lait, pratiques sur lesquelles surfent les industriels pour cultiver leur image de terroir.

Claire Hue
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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