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Quels systèmes laitiers pour demain ?

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© Cédric Faimali/GFA

Les projets Eurodairy, pour l’Europe, et Climalait, à l’échelle française, ont pour objectif de fournir aux éleveurs laitiers des leviers d’adaptation pour faire face aux principaux enjeux actuels et d’avenir : climat, environnement, attractivité du métier et attentes sociétales.

Résilience plutôt que résistance. L’adaptation nécessaire des exploitations laitières sur le court et long terme, autant sur le plan sociétal qu’environnemental, a longuement été abordée à l’occasion de la sixième édition de la conférence « Grand angle lait » organisée à Paris par l’Institut de l’élevage ce 2 avril 2019.
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Résilience plutôt que résistance. L’adaptation nécessaire des exploitations laitières sur le court et long terme, autant sur le plan sociétal qu’environnemental, a longuement été abordée à l’occasion de la sixième édition de la conférence « Grand angle lait » organisée à Paris par l’Institut de l’élevage ce 2 avril 2019.

Mutualiser l’effort

Le projet Eurodairy, lancé en 2016 et clôturé l’an dernier, avait pour vocation de mettre en réseau éleveurs et experts européens afin de stimuler l’échange et de diffuser les bonnes pratiques identifiées selon quatre thématiques principales :

  • L’utilisation des ressources ;
  • La biodiversité ;
  • Le bien-être animal ;
  • La résilience socio-économique.

Sur les 120 fermes pilotes participantes réparties dans 14 pays européens, 31 se trouvent en France.

« Le projet a permis de mixer les profils et d’observer une approche transversale de la filière, témoigne Amaury Smets, éleveur pilote dans les Hauts-de-France. Je suis convaincu de l’intérêt d’une veille informationnelle à l’échelle européenne et de la force du collectif dans cet enjeu de durabilité des exploitations. »

Planification stratégique, techniques de développement personnel, pratiques culturales en faveur du maintien de la biodiversité, utilisation de capteurs multifonctionnels ou encore audits sur le bien-être animal ont été autant de leviers abordés lors des échanges entre éleveurs. Les différents rapports liés au projet, pour certains en français, sont disponibles en ligne.

Anticiper les risques

D’après Ray Keatinge, directeur de la recherche et du développement en lait pour le Conseil de développement de l’agriculture et de l’horticulture britannique (AHDB), « il n’existe pas de système optimal pour faire face à l’avenir. Il faut avant tout travailler sur la cohérence de son système, anticiper les risques et être toujours meilleur sur le plan technique en s’appuyant sur des indicateurs fiables, afin de sécuriser son revenu. »

De son côté, le programme Climalait, lancé par l’interprofession laitière il y a quatre ans, propose aux éleveurs différentes stratégies d’adaptation pour faire face aux évolutions climatiques prévues jusqu’à l’horizon de 2050, voire 2100, selon le scénario le moins favorable.

Au niveau des itinéraires techniques, il ressort par exemple que les éleveurs français pourront faire davantage de fauches de printemps sur les prairies et la luzerne. À l’inverse, même si les rendements de maïs devraient augmenter grâce à l’effet carbone, la fenêtre optimale de récolte va se réduire à 5 ou 6 jours au maximum sur le mois d’août.

Alors que l’achat de fourrages, l’anticipation des réformes ou la mise en place de cultures dérobées apparaissent comme des solutions de court terme, le passage à un système polyculture-élevage, l’irrigation, la mise en place d’ouvertures modulables dans le bâtiment ou encore le choix de races plus rustiques sont évoqués comme stratégies à moyen et long terme.

A. Courty
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