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« Un sas de décompression pour la vidéosurveillance et l’abattage rituel »

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De gauche à droite : Guillaume Garot, Didier Guillaume et Jean-Luc Angot lors de la présentation du premier rapport du Cneab. © I.L./GFA

Après 18 mois et cinquante heures de réunion, le Cneab, comité national d’éthique des abattoirs, a rendu sa copie au ministre. Elle contient 12 propositions, qui seront déclinées en actions au cours de l’année prochaine.

« Le rôle du Cneab, c’est de proposer des réponses au ministre pour dépasser les tensions et inventer l’abattoir de demain », promet Guillaume Garot, président du Conseil national de l’alimentation (CNA) ce 24 mai 2019 lors d’une conférence de presse au ministère de l’Agriculture. Vaste travail qui a exigé du jeune Cneab, satellite du CNA, de plonger immédiatement dans le dur du sujet.
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« Le rôle du Cneab, c’est de proposer des réponses au ministre pour dépasser les tensions et inventer l’abattoir de demain », promet Guillaume Garot, président du Conseil national de l’alimentation (CNA) ce 24 mai 2019 lors d’une conférence de presse au ministère de l’Agriculture. Vaste travail qui a exigé du jeune Cneab, satellite du CNA, de plonger immédiatement dans le dur du sujet.

« Chacun arrivait avec sa posture, on s’est demandé si on parviendrait à un consensus », confie Jean-Luc Angot, inspecteur général de la santé publique vétérinaire, et président du Cneab. Car au sein de ce comité, siègent non seulement les abatteurs, les éleveurs, mais également des consommateurs, des associations, ou même des représentants religieux. « Ça a été un sas de décompression pour la vidéosurveillance et l’abattage rituel », juge Jean-Luc Angot.

Sur tous les fronts

Résultat de 14 réunions et de 18 mois de travail, le Cneab a adopté ce 24 mai une feuille de route. Disponible sur internet, le document prévoit plusieurs axes de travail pour « améliorer les pratiques des acteurs de la chaîne alimentaire ». On y trouve ainsi des recommandations visant à harmoniser les pratiques de bientraitance, augmenter la transparence vis-à-vis des consommateurs, accompagner l’abattage mobile et la vidéosurveillance, ou encore améliorer la communication du secteur.

« Nous mettrons en application ces préconisations du Cneab », promet Didier Guillaume, le ministre de l’Agriculture. Avant de nuancer : « Pour ce qui est réglementaire, nous avancerons, pour le reste, nous verrons. » Satisfait de l’aide apportée sur un sujet épineux par le Cneab, le ministre a d’ailleurs pérennisé l’instance. Le 5 juin prochain, le comité se réunira donc dans un nouveau format, en sollicitant également les collectivités locales, pour préciser la feuille de route dévoilée ce jour.

Optimiser la répartition territoriale

De nombreux abattoirs de proximité ont dû fermer récemment, souvent en raison de mises aux normes nécessaires, mais coûteuses. Le comité a mesuré l’enjeu de bien-être animal pour les éleveurs qui doivent emporter leurs bêtes à plus de quatre heures de route, et il recommande donc « une amélioration de la répartition territoriale pour limiter les transports d’animaux et les adapter aux besoins locaux ». Le comité suggère par ailleurs « d’accompagner et de suivre » l’expérimentation d’abattoir mobile menée par le Bœuf éthique.

Utiliser la vidéosurveillance à bon escient

Concernant les caméras dans les abattoirs, le Cneab, dans son rapport, ne fait que rappeler les dispositions prises en octobre dernier pour lancer les expérimentations. La nouveauté que le comité introduit concerne le traitement de ces images : « Le Cneab recommande qu’un suivi systématique des non-conformités relevées soit effectué. Un travail sur une amélioration des sanctions pour en garantir l’effectivité, la proportionnalité et le caractère dissuasif est à envisager. » Pour le Cneab, il ne suffit pas de regarder, il faut donc déjà prévoir les punitions.

Opération de séduction à destination des consommateurs

Le Cneab préconise « une information claire et facilement accessible du consommateur », en défendant un meilleur étiquetage présentant des référentiels de bien-être animal. Ces derniers, précise le Cneab, devront être harmonisés. Le Cneab, sur ce volet, invite les professionnels à se tourner vers des démarches de type ISO 26000.

Ivan Logvenoff

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