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« L’accès au pâturage est un atout de la France qu’il faut conserver »

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Travaillez-vous avec la filière laitière ?

Lucille Bellegarde : Oui, nous sommes de plus en plus sollicités pour accompagner l’élaboration de guides de bonnes pratiques par les entreprises (industriels, distributeurs) qui, ensuite, les diffusent auprès de leurs fournisseurs et éleveurs.

Quelles sont vos priorités en élevage laitier ?

L. B. : L’accès au pâturage est un atout de la France. Nous conseillons au moins 120 jours pendant six heures là où c’est possible (dans l’Ouest, de 150 jusqu’à 180). Quant aux bâtiments, nous sommes contre les stabulations entravées, même si en montagne, ce n’est pas simple. La dimension des logettes doit permettre l’évacuation des déjections, un couchage aisé pour que la vache se repose vraiment et puisse tourner la tête. Mieux vaut prévoir plus de places que d’animaux présents. La litière doit avoir 15 centimètres d’épaisseur, être manipulable par l’animal. Cela peut être de la paille, mais aussi de la sciure ou des coproduits du bois que l’éleveur peut récupérer. Un critère à mesurer : quand on se laisse tomber à genoux, cela fait-il mal ? Les tapis sont souvent insuffisants. Les chemins d’accès aux pâtures et à l’étable ne devront pas receler de dangers.

Que pensez-vous des aires d’exercice qui peuvent exister à l’extérieur des bâtiments ?

L. B. : C’est un « plus », si ce n’est pas une courette en béton. Le sol doit être meuble (prairie, sable...) et confortable. Elle sera accessible, y compris la nuit quand il fait chaud.

Quels sont vos repères ?

L. B. : Les boiteries et les mammites (moins de 10 %) donnent une bonne indication. Les points de blessures, s’il y en a, et le taux de réformes (moins de 15 %) renseignent aussi. Une vache qui est ménagée peut produire plus de trois lactations dans l’intérêt éco­nomique même de l’exploitation. Nous mesurons l’état d’engraissement et la distance de fuite des vaches devant l’homme. Il doit pouvoir s’approcher à 50 cm.

Quelles sont vos attentes pour les veaux ?

L. B. : Sans exiger de mettre fin à la séparation mère veau à la naissance, nous insistons sur la distribution d’un colostrum de qualité, en quantité et en plusieurs fois au cours des six premières heures. Cela détermine son immunité future. Nous encourageons le logement en groupe dès la naissance, sans attendre les huit semaines réglementaires. L’argument sanitaire ne tient pas si les cases sont bien entretenues. Il faut veiller à un apport suffisant en fibres. Ces veaux consomment mieux, davantage et plus rapidement.

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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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