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Étude Hipra. Un retour sur investissement de 4 euros pour 1 eu ro investi

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Pour évaluer l’efficacité et la rentabilité du vaccin Startvac, le laboratoire Hipra a mené une étude sur sept élevages robotisés, soit sur plus de 600 vaches laitières, et à différentes dates de façon à lisser l’effet de saisonnalité. Le protocole a été simplifié en vaccinant toutes les vaches en même temps : trois injections à 6 semaines d&rsquo...
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Pour évaluer l’efficacité et la rentabilité du vaccin Startvac, le laboratoire Hipra a mené une étude sur sept élevages robotisés, soit sur plus de 600 vaches laitières, et à différentes dates de façon à lisser l’effet de saisonnalité. Le protocole a été simplifié en vaccinant toutes les vaches en même temps : trois injections à 6 semaines d’intervalle et un rappel tous les trois mois. L’évolution des troupeaux a été observée sur trois périodes : période 0 (témoin P0) huit mois avant la vaccination ; période 1 (P1) après un an de vaccination ; période 2 (P2) après un an et six mois de vaccination.

Quatre données ont été mesurées : la moyenne journalière du comptage cellulaire troupeau (CCT) ; la fréquence des traitements mammites ; la production­ laitière individuelle ; le pourcentage de lait séparé.

Des résultats très significatifs

Les sept troupeaux ont été rassemblés en un seul. Pour le CCT, la moyenne journalière est passée de 178 000 cellules en P0 à 167 000 en P1 puis 161 000 en P2. La tendance est donc à la baisse puis à une stabilisation. « En moyenne, la baisse n’est pas spectaculaire mais elle est statistiquement significative. Il faut préciser que certains élevages avaient beaucoup de cellules­, d’autres très peu », précise Stéphanie D’Esquermes.

L’incidence des traitements anti-mammites (nombre de traitements/nombre de  vaches traites) stagne au début puis diminue très  significativement : 139 en P0, 117 en P1 puis 70 en P2. « Il faut savoir être patient avec la vaccination car on vaccine sur une pathologie en cours et les mammites chroniques continuent à être traitées. Il faut donc un peu de temps pour que les choses s’améliorent sur les traitements. Cela peut être plus rapide dans certains élevages où les vaches repérées incurables sont rapidement réformées. »

Il est souvent difficile de conclure sur la production laitière individuelle dans un seul élevage mais avec sept troupeaux et une alimentation stable, on constate une augmentation significative pendant les dix-huit mois de vaccination : 28,22 kg en P0, 29,32 kg en P1 et 29,97 en P3. « Cet impact sur la production laitière est un élément déterminant pour la rentabilité de la vaccination. »

Il en est de même pour le pourcentage de lait écarté qui baisse significativement : 4,6 % puis 4,17 % et 4,12 %. « Ce pourcentage inclut la part incompressible du colostrum mais il est très corrélé à l’importance des mammites­ dans les élevages­. » En conclusion, l’usage du vaccin Startvac sur dix-huit mois a permis de baisser le comptage cellulaire moyen de - 9,1 %, le taux de traitements de - 49,3 %, le lait écarté de - 10,4 % et d’augmenter la production laitière de + 6,2 %. En intégrant ces données et en tenant compte du coût alimentaire supplémentaire lié à la production plus élevée, Hipra calcule un retour sur investissement de Startvac de 4 € pour 1 € investi.

Sans intégrer les réformes

« Nous avons été surpris de ce résultat. Nous évaluions plutôt un retour de 2,6 €/1 €, sans intégrer le coût des réformes. L’impact économique des mammites­ est surtout lié à la baisse de la production laitière et au lait jeté. Ce sont deux éléments difficilement mesurables par l’éleveur qui a tendance à se concentrer sur le nombre de vaches à traiter. L’important est de bien encadrer la vaccination au cas par cas, de trouver la bonne combinaison adaptée à chaque élevage. On peut aussi espérer une rentabilité dans des élevages qui en apparence semblent maîtriser les infections mammaires au prix de beaucoup de lait jeté et d’un taux de réforme important », conclut Stéphanie D’Esquermes.

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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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